Wednesday, January 2021

Impératif de développer le réseau ferroviaire parallèlement au réseau routier au service de l’économie nationale

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Farouk Chiali, a affirmé, mercredi à Alger, l’impératif de développer le réseau ferroviaire parallèlement au réseau routier au service de la croissance de l’économie nationale.

« La croissance économique passe par le développement des routes et des moyens de transport », a déclaré le ministre devant les membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), dans le cadre du débat du projet de loi portant règlement budgétaire 2017, présidé par Tarek Tridi, président de la commission et en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Basma Azouar.

Les réseaux des transports ferroviaires et routier « doivent être complémentaires, aussi bien en termes de réalisation que de leur extension aux différentes régions du pays et ce au service d’une économie et d’un développement harmonieux », a-t-il dit.

Concernant la réévaluation des projets, M. Chiali a précisé que « dans certains cas, les études techniques sont inappropriées » et dans d’autres ca « les projets sont volontairement sous-évalués pour en obtenir l’aval, puis les coûts sont revues à la hausse lors de la réalisation, car les données préliminaires ne correspondaient pas à la réalité, compliquant davantage l’opération de leur réévaluation ».

« Cette opération est en recul ces dernières années, d’autant que le ministère s’attèle à la réduire davantage, à travers l’élaboration d’études plus réalistes », a ajouté le ministre, soulignant que « réévaluer les projets, au fil du temps, de 10 à 15% est raisonnable, ce qui n’est pas propre uniquement à l’Algérie, mais ce qui est inadmissible, c’est la réévaluation faible des projets dans certains cas ».

S’agissant du projet de loi portant règlement budgétaire 2017, le ministre a indiqué que le secteur des travaux publics avait bénéficié dans le cadre du budget d’équipement pour l’exercice 2017 de 49,29 milliards de DA en tant qu’autorisation de programme (nouveau programme et réévaluation).

Quant au crédits de paiement, il en a bénéficié de 288,71 milliards de DA, la moyenne de consommation des crédits de paiement étant de 275,01 milliards de DA, soit 96 %.

qu’autorisation de programme (nouveau programme et réévaluation). Les crédits de paiement s’élèvent à 110,53 milliards de DA, auxquels s’ajoutent 82 milliards de DA du solde restant de l’année 2016, a fait savoir le ministre, relevant que l’enveloppe financière consommée des crédits de paiement de 2017 a atteint 86,79 milliards de DA, soit 45 %.

Pour ce qui est du budget de fonctionnement du secteur, les crédits accordés s’élèvent à 29,41 milliards de DA, dont 27,11 milliards de DA consommés, soit 92,18 %.

Evoquant les données relatives aux différents projets approuvés ainsi qu’au lancement et à la réception des infrastructures en 2017, M. Chiali a affirmé que le secteur des Travaux publics avait validé la réhabilitation de 153 km de route et la consolidation des ouvrages d’art, outre la réalisation de 37 km de route et d’ouvrage d’art à l’aéroport d’Oran et de deux autres projets aéroportuaires.

Par ailleurs, plusieurs de projets ont été lancés dont la modernisation du réseau routier sur une longueur de 274 km, la réalisation de 63 ouvrages d’art, la réhabilitation du réseau routier (400 km) ainsi que la construction de 162 km de route nationales (RN) et de 17 km de chemins de wilaya avec la réalisation de deux parties (terrestre et maritime) à Chlef.

S’agissant de la réception des infrastructures, l’année 2017 a été marquée par la réception de 172 km de rocades et de voies rapides inter-wilayas en plus de la réalisation de 212 km de projets de modernisation des routes, 84 ouvrages d’art, 405 km de RN et 66 km de chemin de wilaya.

Il a été procédé durant la même année, précise le ministre, à la réception de projets de réhabilitation de plusieurs axes dont 1.082km de RN, 337 km de chemins de wilaya et 487 km de chemins communaux, en sus de la maintenance de 67 ouvrages d’art et la réception de 4 projets maritimes aux ports d’Oran, d’Arzew et de Ténès, en plus de 8 projets aéroportuaires à Tébessa, Oran, Chlef, Sétif et El-Bayadh, outre la réception d’un siège de la direction des Travaux publics et de 20 divisions territoriales.

En ce qui concerne le secteur des transports, il a été procédé, poursuit-il, au lancement des projets de réalisation de 7 km de voies ferrées et de dédoublement de 177 autres voies ferrées en sus de la réception de 127 km de nouvelles voies, 14 km de lignes ferrées et de l’électrification de 14 km de voie ferrée.

Aussi, 13,74 km de tramway ont été réceptionnés en plus du tronçon Arzew-Arzew ville sur une distance de 7 km.

Le ministre a également rappelé la réception de de la voie ferrée Thenia-Tizi Ouzou (48 km) et la mise en service de voie ferrée entre Saida et Moulay Slissen (120 km), outre l’électrification de 14 km entre Tizi Ouzou et Oued Aissa.

Par ailleurs, et au sujet du développement des indicateurs principaux du secteur des Travaux publics et des transports en 2017, M. Chiali a fait savoir que le réseau routier est passé de 126.900 km en 2016 à 127.371 km en 2017 soit une augmentation de 471 km.

En matière de transport aérien, une augmentation de 80,09% a été enregistrée dans le nombre de voyageurs et de 10,06% concernant le transport de fret par rapport à l’an 2016.

S’agissant du transport maritime, le premier responsable du secteur a relevé une augmentation de 15,68% en matière de transport des voyageurs contre une baisse de 6,69% pour le transport de fret par rapport à 2016.

A propos des transports ferroviaires, un hausse de 14,03% est enregistrée par rapport à 2016 en matière de transport des voyageurs et une hausse de 14,89% pour le transport de fret.

Lors de l’examen du projet de loi, les membres de la commission ont fait part de leurs observations et préoccupations, ayant porté essentiellement sur le retard accusé dans les projets, la qualité et les coûts de réalisation, la réévaluation des projets, l’état détérioré des routes, le retard dans la réception des centres de péage pour l’autoroute est-ouest et de la fixation des tarifs d’accès à cette autoroute, outre la question relative au non remplacement du goudron par le béton armé dans la réalisation des routes.

Ils ont également évoqué la question du rapatriement du reste des Algériens bloqués à l’étranger, après la suspension du trafic aérien, suite à la propagation de la Covid-19, l’incidence des augmentations des prix du carburant sur les tarifs du transport et le retard dans l’activation du permis de conduire à points.

Dans sa réponse aux membres de la commission, le ministre a promis l’installation d’un groupe de travail au niveau de son département ministériel chargé d’examiner toutes leurs observations et préoccupations, précisant qu’ils recevront toutes les réponses nécessaires, une fois le travail du groupe terminé.

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