Wednesday, September 2020

Le Brent à 45,38 dollars

Les cours du pétrole étaient stables jeudi, au lendemain d’un rapport montrant une forte baisse des réserves de brut aux Etats-Unis et qui a poussé les cours vers un prix de clôture plus vu depuis mars.

Jeudi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 45,38 dollars à Londres, en léger recul de 0,11% par rapport à la clôture de mercredi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre lâchait 0,07% à 42,64 dollars.

« Après avoir progressé de 2,5% (pour le WTI, le Brent ayant gagné 2,1%, ndlr) au cours de la session précédente et atteint un sommet en cinq mois, le prix du pétrole se détend jeudi », a résumé Fiona Cincotta, analyste.

« La baisse surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis la semaine dernière est encourageante, mais insuffisante pour aiguiser l’appétit des investisseurs au-delà de ce niveau de prix », a complété Ipek Ozkardeskaya, analyste.

Selon le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA), les réserves de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé plus fortement que prévu la semaine dernière, de 4,5 millions de barils, après avoir déjà chuté de 18 millions les deux semaines précédentes.

« Les chiffres confirment que la demande de carburant revient malgré la pandémie en cours », a ajouté Mme Cincotta.

Par ailleurs, la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) est repartie à la hausse en juillet, principalement en lien avec une augmentation de la production de l’Arabie saoudite, selon le rapport mensuel de l’organisation publié mercredi.

L’Opep a légèrement abaissé son estimation de la demande mondiale de pétrole en 2020, principalement en raison d’une activité économique plus faible dans les pays hors zone OCDE.

« Mais le rapport a également cherché à calmer les craintes que l’Opep+ n’aille trop vite dans l’augmentation de sa production », a retenu Neil Wilson, analyste, « en soulignant la nécessité de +poursuivre les efforts pour soutenir le rééquilibrage du marché+ ».

Enfin, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a abaissé jeudi ses prévisions de la demande mondiale de pétrole pour 2020 et 2021 en raison de la faiblesse persistante du secteur des transports, notamment aérien, avec la crise sanitaire « Covid-19 ».

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