Wednesday, October 2020

Le pétrole en léger recul sous l’effet de prises de bénéfice

Les prix du pétrole amorçaient vendredi la séance européenne en baisse, les investisseurs engrangeant leurs gains tout en surveillant l’ouragan Delta et la grève en Norvège, au lendemain de la publication par l’Opep de son rapport annuel.

Vers 09H45 GMT (11H45 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 42,96 dollars à Londres, en baisse de 0,88% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour novembre perdait 1,00% à 40,78 dollars.

Les deux cours de référence s’appréciaient cependant d’environ 10% sur la semaine et retrouvaient des prix plus vus depuis mi-septembre.

Malgré ces prises de bénéfice vendredi, le BrentB et le WTI sont stimulés « par une série de coupures de courant involontaires », a expliqué Stephen Brennock, analyste de PVM.

« L’ouragan Delta a coupé plus de 90 % de la production américaine dans le Golfe du Mexique et dans le même temps, une grève des travailleurs pétroliers norvégiens a réduit la production », a-t-il ajouté.

L’ouragan Delta, accompagné de vents soufflant à 185 km/h, s’est renforcé jeudi en catégorie 3 sur une échelle qui en compte 5 à l’approche des côtes de la Louisiane, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Et l’organisation patronale norvégienne Norsk olje & gass (NOG) a indiqué jeudi que près d’un quart de la production de pétrole et de gaz du pays pourrait être affectée si le mouvement se prolonge.

Mais « les grévistes norvégiens sont apparemment ouverts à la négociation », a estimé Jeffrey Halley, de Oanda, « et si l’ouragan Delta passe sans trop d’incidents, la production pourrait rapidement redémarrer dans le Golfe du Mexique ».

« La situation globale de l’offre et de la demande reste inchangée », a-t-il rappelé, et la reprise de cette semaine « se construit sur des bases friables ».

Jeudi, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a partagé dans son rapport annuel ses prévisions, selon lesquelles la demande pétrolière mondiale sera en hausse dans les vingt années à venir, tirée par l’émergence de pays comme l’Inde.

Ces estimations contredisent ainsi l’idée que le monde aurait peut-être déjà atteint un « pic pétrolier » avec la crise actuelle, c’est-à-dire que la consommation serait déjà sur une pente descendante, comme l’a par exemple suggéré BP le mois dernier, rappelle M. Brennock.

Et « l’espoir exprimé par l’OPEP de pouvoir augmenter considérablement sa part du marché pétrolier au cours des prochaines années semble ambitieux », a complété Carsten Fristch, de Commerzbank.

Input your search keywords and press Enter.