Wednesday, September 2020

Le prix du pétrole en baisse

Les cours du pétrole démarraient la semaine du mauvais pied lundi, alors qu’entre en vigueur l’allègement des coupes de l’OPEP+ dans un contexte de reprise de la demande toujours incertain.

Vers 09H35 GMT (11H35 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait 43,11 dollars à Londres, en baisse de 0,94% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre baissait de 1,24% à 39,77 dollars.

Sur l’ensemble du mois de juillet, le Brent a toutefois pris un peu plus de 5% et le WTI est monté de 2,5%.

Les cours du brut sont orientés à la baisse lundi « car les inquiétudes d’une offre excédentaire demeurent », a expliqué Avtar Sandu, de Phillip Futures.

Pour l’analyste, les conditions d’un tel déséquilibre sont réunies: d’un côté « une baisse des coupes de l’OPEP+ », de l’autre « la marche inexorable de la pandémie » aux États-Unis, qui agite la menace de nouveaux confinements et d’un coup d’arrêt à la reprise économique, et par ricochet celle d’or noir.

Pour faire face à la chute de la demande de brut, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés, via l’accord OPEP+, ont décidé de réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) aux mois de mai et juin.

Un premier allègement de cette coupe drastique a déjà été opéré au mois de juillet, la légère différence s’expliquant par la position du Mexique qui a refusé de se plier à l’effort du groupe.

Les producteurs sont censés relâcher ces coupes à 7,7 mbj depuis le 1er août, puis à 5,8 mbj de janvier 2021 à avril 2022.

Le rattrapage demandé aux mauvais élèves du cartel qui ont pompé davantage que leur quota au printemps, s’il est respecté, sera cependant de nature à atténuer la hausse de la production en août.

Les analystes estiment un retour sur le marché d’environ 1,5 mbj au mois d’août, une estimation cohérente avec les calculs du ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdelaziz ben Salmane, à l’issue de la dernière réunion interministérielle de l’OPEP+ mi-juillet.

Ce relâchement pourrait s’avérer « prématuré », a estimé Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

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