Tuesday, September 2020

Les prix du pétrole baissent de nouveau

Les prix du pétrole étaient en baisse lundi en cours d’échanges européens après le report à jeudi d’une réunion de l’OPEP et ses alliés pour limiter l’offre excédentaire d’or noir.

Vers 15H10 GMT (17H10 HEC), le baril de Brent de mer du nord, pour livraison en juin valait 32,70 dollars à Londres, en baisse de 4,13% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain  (WTI), pour mai perdait 5,93%, à 26,66 dollars.

« Les prix du brut souffrent lundi sous l’effet du décalage de la prochaine réunion de l’OPEP+ à la fin de la semaine, en raison de désaccords sur l’ampleur d’éventuelles réductions de production entre la Russie et l’Arabie saoudite », a constaté Michael Hewson, de CMC Markets.

Le report à jeudi d’une réunion initialement prévue lundi des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés pesait déjà sur les échanges dès le début de la séance asiatique, d’autant que son issue est incertaine.

Cette réunion exceptionnelle par visioconférence doit permettre aux producteurs de discuter d’une réduction massive de la production pour aider le marché de l’or noir à sortir du marasme accentué par la pandémie de Covid-19 et une guerre des prix entre Ryad et Moscou.

La Russie, actrice clé de la négociation puisque cheffe de file des partenaires du cartel, s’est dite lundi « prête à coopérer (…) afin de stabiliser le marché de l’énergie », a indiqué le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov, évoquant « une réduction totale du plafond de 10 millions de barils par jour ».

Mais « pour stabiliser les marchés, il faudrait que les les pays qui n’ont pas encore participé à la coordination le fassent », a-t-il ajouté.

Les États-Unis poussent en faveur d’un accord pour faire repartir les prix à la hausse, conserver leurs parts de marché et redonner de l’air à leur industrie de pétrole de schiste, en grande difficulté aux niveaux de prix actuels.

Mais l’équilibre reste fragile, comme l’illustre la passe d’armes entre l’Arabie saoudite, leader de l’OPEP, et la Russie qui a précédé cet ajournement, les deux pays s’accusant mutuellement d’avoir fait échouer de manière spectaculaire leurs précédentes discussions au début du mois de mars.

« La prudence est le sentiment qui devrait dominer toute la semaine », a ajouté M. Hewson.

Par ailleurs, l’industrie pétrolière mondiale « connaît un choc sans précédent dans son histoire », a redit l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) dans un communiqué lundi.

Les deux barils de référence avaient connu un coup d’accélérateur jeudi et vendredi dernier grâce aux signaux sur de nouvelles coupes de la production envoyés par la Russie et l’Arabie saoudite, le Brent grimpant sur l’ensemble de la semaine de 37% et le WTI de 32%.

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