Friday, October 2021

Montage de véhicules en Algérie, le ministère de l’industrie tente de justifier la hausse « incompréhensible » des prix

Lancée à partir de 2014, l’activité de montage, en CKD/SKD, de véhicules a atteint une cadence de production de « 60.000 unités par an », si l’on se fie aux affirmations faite ce dimanche matin, par Mustapha Abdelkrim, conseiller au cabinet du ministre de l’Industrie et des Mines qui intervenait sur les ondes de la chaîne III.

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  Chiffrant la  valeur des importations des kits CKD/SKD, destinés au montage des véhicules, à  «1,6 milliard de dollars », à la date du 24 février 2018, le représentant du département de l’Industrie l’a jugée « normal » parce les usines déjà en production depuis 2014-2015 sont monté en cadence avec un chiffre de 60 000 véhicules produits par an, et les nouvelles usines qui ont commencé en 2017 ont besoin d’importer des pièces pour le montage de leur véhicules.  « Cette augmentation devrait se poursuivre dans les prochaines années à mesure de la montée en régime de l’industrie de montage nationale », a-t-il soutenu notant dans la foulée que « l’objectif est atteindre de 500 000 véhicules montés en Algérie à l’horizon 2021 -2022. «  À cette date il s’agira de capter 40 % de la valeur ajoutée créée par cette activité », a explicité Mustapha Abdelkrim qui a fait part de quelques explications sur la démarche des pouvoirs publics dans le domaine de l’industrie automobile.

Amené à expliquer l’augmentation du prix des véhicules sur le marché algérien ces  dernières années, le conseiller au cabinet du ministre de l’Industrie et des Mines a insisté sur « la nécessité de distinguer deux périodes ».  « La première, jusqu’en 2016, a été marquée par une hausse significative des prix attribuée à une série de facteurs parmi lesquels figure tout d’abord l’obligation imposée au concessionnaires, dès  2015, d’introduire de nouveaux équipements de sécurité dans les véhicules importés ou montés en Algérie », a-t-il dit. Quant au deuxième facteur arguant la hausse des prix au cours de cette première période, qui s’étend de 2014 à 2016, réside dans la dévaluation du dinar au cours de cette période qui se situe entre 20 et 30 % suivant les sources et les monnaies considérées.

 Il s’agit également, selon le même responsable, de l’influence des licences d’importation introduites au début de 2016 qui « ont également poussé les prix à la hausse en raison des difficultés d’approvisionnement du marché national ».

Cependant, Mustapha Abdelkrim ne veut pas entendre de l’augmentation des  prix entre fin 2016 et fin 2017 notant « plutôt une tendance à une « légère diminution des prix » au cours de cette dernière période et affirme même pouvoir « citer beaucoup d’exemples ». Il a précisé dans ce cadre, que le nouveau cahier des charges signé par les constructeurs automobiles prévoit que les pièces importées par les usines de montage installées en Algérie ne pourront en aucun cas être facturées à un prix supérieur à leur «  prix  sortie usine hors taxe ».

 Par ailleurs, le représentant du ministère de l’Industrie et des Mines, a annoncé l’organisation, la présence de 500 participants les 5 et 6 mars prochains dans les premières Journées techniques nationales de la sous-traitance automobile. Selon lui, ce sera une occasion, « pour écouter les préoccupations des sous-traitants et créer des relations d’affaires, avec certainement des contrats qui vont être signés à la fin de ces journées techniques ».

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