Sunday, December 2018

Politique des subventions : désavoué par Ouyahia, le ministre des finances réplique

Quelques heures après les déclarations du porte parole du RND, Seddik Chiheb, contredisant les déclarations faite par le ministre des finances concernant la fin des subventions en 2019 tout en s’appuyant sur les conclusions d’une réunion du secrétariat national présidée par Ahmed Ouyahia, le premier argentier du pays réplique à Ouyahia sans le cité.

« S’il y a nécessité de revoir les dispositifs de soutien actuels, la révision ne sera pas précipitée et ne sera pas appliquée de manière systématique et indiscriminée », clarifie le ministère des finances cité par l’APS.

A ce titre le ministère des finances rappelle qu’Abderrahmane Raouya, relevé récemment, lors d’une émission de radio chaine III, « l’importance que les pouvoirs publics accordent à la préservation du pouvoir d’achat des catégories sociales les plus défavorisées et, dans cet ordre d’idées, les efforts que l’Etat consent chaque année, dans ce cadre, sur le plan budgétaire ».

Cette réaction intervient quelques heures après la sortie du RND via un communiqué puis via son porte parole désavouant le ministre des finances concernant la fin des subventions en 2019.

Lire aussi : Levée des subventions de l’Etat en 2019 : Ouyahia répond à Raouya et dément

Le ministre des finances ne semble pas revenir sur ces déclarations et ne corrige pas le tir. Au contraire, il est allé tout au long de la précision publié par l’APS à justifier « la réforme des subventions » dans les brefs délais en insistant sur le fait que « les subventions dans sa forme actuelles ne profitent pas aux plus vulnérables ». Enquête à l’appui, le ministère des finances rappelle que « l’analyse de la structure des subventions, à partir des résultats de l’Enquête-consommation effectuée, a montré que les subventions profitent plus aux catégories les plus nanties qu’aux catégories de bas revenus ».

Impératif économique

Le ministère des finances défie le chef du gouvernement et avance que « le besoin de réformer le système de soutien des prix s’impose comme un impératif économique ».

Toutefois, explicite-t-il, « s’il y a nécessité de revoir les dispositifs de soutien systématique en vigueur, la révision ne sera pas précipitée et ne sera pas appliquée de manière systématique et indiscriminée ».

Pour mieux arguer son discours, le ministère des finances met en avant les couts des « subventions généralisées », surtout les produits énergétiques qui, selon la même source, constituent « 60% des ressources consacrées par les pouvoirs publics aux subventions qui ne passent pas par le budget de l’Etat, alors même que ce sont les catégories les plus favorisées qui en profitent le plus ».

C’est ainsi, qu’ »une révision éventuelle des prix concernerait d’abord ces produits (énergétiques) avec le souci constant de préserver le pouvoir d’achat des couches les plus démunies ».

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