Tuesday, September 2021

Sécurité alimentaire: investir davantage dans les industries de transformation

Deuxième industrie du pays après celle des hydrocarbures, l’industrie agroalimentaire génère plus de la moitié du PIB hors hydrocarbures du pays et 40% du chiffre d’affaires de l’industrie nationale.

Alors que les dépenses alimentaires représentent près de la moitié des dépenses des ménages en Algérie, le pays reste fortement dépendant des importations alimentaires dont le blé et autres céréales, poudre de lait et huile d’où la nécessité d’investir davantage dans les industries de transformation pour assurer la sécurité alimentaire.

Le ministre de l’agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi l’a en tout cas souligné, jeudi  à Relizane.  Dans une déclaration à la presse, en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya de le ministre a en effet, mis l’accent sur le rôle et l’importance des produits agricoles transformés dans la diversification de l’économie nationale et le renforcement du marché national en produits fabriqués et transformés localement. Abdelkader Bouazghi a estimé que le surplus de la production agricole non commercialisée sur les marchés peut être transformée par les unités industrielles de transformation, créant ainsi une intégration entre le fellah et l’investisseur. Cependant, ce n’est toujours pas aussi facile à faire qu’à dire. Dans les faits, beaucoup reste à (re) faire dans ce contexte.  En plus des perturbations de la production agricole, fortement dépendante des aléas climatiques, les entreprises de l’agroalimentaire subissent également les fluctuations des prix des intrants, aggravées par la baisse continue de la monnaie nationale face à l’euro et au dollar. Pour faire face à ces contraintes exogènes, les entreprises n’ont d’autres solutions que le recours à une meilleure maîtrise des facteurs endogènes,  c’est-à-dire les autres coûts de production.

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