Une saignée de 10 000 cadres à Sonatrach

La saignée qui touche aux compétences algériennes ne concerne pas seulement la santé. Même le secteur de l’énergie et particulièrement l’entreprise nationale Sonatrach, vit le même problème. « 10.000 cadres ont quitté la société durant les trois dernières années », a reconnu ce lundi, 14 mai, son président directeur général, lors d’une conférence organisée au Sénat « La transition énergétique, défis et perspectives ».

Abdelmoumene Ould Kaddour expliquant les raisons ayant poussé ces compétences à quitter vers d’autres horizons, dira que « Sonatrach n’a pas les moyens financiers de les retenir », sachant qu’ils touchent parfois le double, voire le triple lorsqu’ils sont recrutés par d’autres sociétés étrangères. Outre « la retraite anticipée » qui constitue une autre raison, le P-DG citera par ailleurs l’insécurité. « Ils ne se sentent plus en sécurité », a-t-il lâché.

« La raffinerie d’Augusta est fiable à 98,1% »

Par ailleurs, lors de l’exposé, des cadres de la société ont défendu l’acquisition par Sonatrach, de la raffinerie d’Augusta (Italie) auprès d’Esso Italiana (filiale du groupe américain Exxon mobil). Cette raffinerie « a une fiabilité technique de 98,1% », a-t-on expliqué, rejetant les inquiétudes soulevées sur sa vétusté. « Jeune raffinerie, ça n’a pas vraiment de sens », a tranché un des exposants, ajoutant que celle d’Augusta « est classé parmi les meilleures au monde en terme de maintenance ».

Quant à Ould Kaddour, il dira qu’en accomplissant cette transaction, Sonatrach « fait du business », pour, a-t-il soutenu, « défendre les intérêts du pays ».

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