Affaire Tariq Ramadan : La justice refuse sa libération malgré les manipulations de Henda Ayari

Malgré le retournement spectaculaire qu’a connu l’affaire Tariq Ramadan en France avec l’effondrement de la thèse de la principale plaignante à savoir Henda Ayari, la justice française juge insuffisant l’argument de la défense pour annuler la mise en examen du prédicateur islamiste.

En effet, les affirmations de  Henda Ayari ont été contredites par son frère qui a rapporté les preuves que sa sœur était à son mariage à la même date et heure de son « prétendu viol ». Ce retournement spectaculaire, vérifié par les enquêtes menées par la justice française, n’a pas plaidé la cause de Tariq Ramadan, du moins pour une annulation de sa mise examen, rapporte plusieurs médias français.

Dans une ordonnance de trois pages datée de vendredi, cité par l’AFP, les juges estiment que Ayari a eu des déclarations « hésitantes » quant à la date et au lieu du viol présumé. Mais, ajoute-ils, « les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Tariq Ramadan subsistent », jugeant ainsi « prématurée » toute annulation de l’inculpation puisque des investigations sont toujours en cours.

En ce qui concerne Christelle, l’autre plaignante dans les accusations portées contre le célèbre « penseur islamiste »,  qui affirme avoir été violée le 9 octobre 2009 dans un hôtel à Lyon, les magistrats estiment que  les éléments matériels qu’elle a fournis « se sont révélés exacts » et ses déclarations réitérées sont « circonstanciées et précises », selon l’enquête de la justice.

Contacté par l’AFP, Me Emmanuel Marsigny, l’avocat de Tariq Ramadan, n’était pas disponible pour réagir dans l’immédiat. Il avait annoncé jeudi, après la confrontation, avoir déposé une nouvelle demande de remise en liberté de son client.

Pour rappel, une troisième femme a porté plainte en France en mars dernier contre le théologien: Mounia Rabbouj, affirme avoir été violée à neuf reprises en France, à Londres et à Bruxelles, de 2013 à 2014.

Concernant le cas de Mounia Rabbouj, Tariq Ramadan a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Lors d’un interrogatoire en juin, il avait reconnu des relations sexuelles « consenties » avec elle.

Tariq Ramadan fait l’objet également d’une plainte en Suisse déposé par une quatrième femme pour les mêmes faits.

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