Thursday, October 2020

Barrage sur le Nil bleu: tenue mardi d’un mini-sommet africain

Un mini-sommet africain est prévu mardi et réunira des délégations du Soudan, de l’Egypte et de l’Ethiopie pour décider de la suite à donner aux pourparlers sur le méga-barrage de la Renaissance construit par l’Ethiopie sur le Nil bleu, a annoncé le ministre soudanais de l’Irrigation et des Ressources en eau, Yasser Abbas.

Le ministre avait déclaré, vendredi, que le Soudan avait reçu une invitation de l’Afrique du Sud, président en exercice de l’Union africaine (UA) à « participer à un mini-sommet sur le barrage de la Renaissance le 21 juillet ».

« Nous sommes impatients de participer au sommet en vue de parvenir à un accord sur le remplissage et le fonctionnement », a déclaré M. Abbas.

Les pourparlers entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan qui ont eu lieu au cours des deux dernières semaines, sous les auspices de l’Union africaine et en présence d’observateurs africains, européens et américains, se sont terminés sans aucun progrès significatif dans les négociations concernant le remplissage et l’exploitation du barrage de la Renaissance.

Selon des médias, les points controversés concernaient l’opération de remplissage du barrage en période de sécheresse, et de sécheresse prolongée et de manque de pluie. Les journaux éthiopiens locaux ont rapporté que le processus de remplissage du réservoir du barrage de la Renaissance avait déjà commencé il y a une semaine.

Le Grand barrage de la Renaissance (Gerd), appelé à devenir le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique avec une capacité de production de plus de 6.000 mégawatts, a provoqué de vives tensions entre l’Ehiopie, l’Egypte et le Soudan.

Ces deux pays craignent que le barrage de 145 mètres de haut ne restreigne leur accès à l’eau lorsque le réservoir commencera à être rempli en juillet, selon la date initialement indiquée par l’Ethiopie.

Le 20 juin, alors que des négociations qui avaient repris se trouvaient au point mort, Le Caire avait appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à « intervenir ». L’Egypte considère ce projet comme une menace « existentielle » et le Soudan a mis en garde contre des « grands risques » pesant selon lui sur la vie de millions de personnes.

L’Ethiopie voit la construction du Gerd comme essentiel à son développement et à son électrification. La construction du méga-barrage a débuté en 2011.

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