Friday, November 2020

Ex-espion empoisonné, Moscou riposte face à Londres

La tension a monté encore d’un cran hier samedi entre Londres et Moscou. La confrontation entre les Occidentaux et Moscou s’est encore durcie à deux jours de l’élection présidentielle russe.

En réponse à l’expulsion de 23 diplomates russes par le Royaume-Uni après l’empoisonnement d’un ex-espion russe à Londres, la Russie a annoncé l’expulsion de 23 diplomates britanniques.

Le ministère russe des Affaires étrangères a en effet, annoncé ce samedi, l’expulsion imminente de 23 diplomates britanniques en réponse à une mesure similaire annoncée par Londres après l’empoisonnement en Grande-Bretagne d’un ancien espion russe et de sa fille. Avec ces expulsions, une nouvelle étape est franchie dans la crise entre la Russie et la Grande-Bretagne, et par extension avec l’Occident, alors que Vladimir Poutine s’apprête à remporter sans surprise dimanche un quatrième mandat qui le maintiendra à la tête du pays jusqu’en 2024.

Dans ce contexte de quasi guerre froide, Moscou n’a même pas attendu que l’élection présidentielle soit passée pour annoncer ses mesures de rétorsion aux expulsions de diplomates russes, annoncées mercredi par la Première ministre britannique Theresa May. Moscou a également annoncé qu’il retirait «l’accord sur l’ouverture et le fonctionnement» du consulat britannique de Saint-Pétersbourg et qu’il mettait fin aux activités en Russie du British Council, l’organisme international britannique pour les relations culturelles et l’éducation, officiellement en raison de son «statut non défini». Le ministère a également prévenu la Grande-Bretagne que, «si de nouvelles mesures inamicales étaient prises par Londres à l’égard de la Russie, la Russie se réserve le droit de répondre à son tour par d’autres mesures».  «Les mesures sont plus sévères (que les mesures anglaises, ndlr) mais les Britanniques les méritent. Et je n’exclue pas que quelque chose d’autre suive», a assuré Vladimir Djabarov, vice-président du Comité des affaires étrangères du Conseil de la Fédération, cité par l’agence de presse russe Interfax.

 Londres avait provoqué vendredi dernier, la colère de la Russie en jugeant «extrêmement probable» que le président Vladimir Poutine ait personnellement «ordonné» l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, une accusation qualifiée d’ « impardonnable» par le Kremlin.

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