Thursday, October 2020

Les caméras cachées en tête du classement sur YouTube avec des millions de vues

En dépit des critiques à l’égard des chaines de télévision privées concernant l’existence d’une dose intolérable de violence dans les programmes de caméras cachées diffusées depuis le début du mois de ramadan, ces productions audiovisuelles captent l’essentiel de l’audimat des chaines de télévision. Les millions de vues sur YouTube des vidéos reprises de ces caméras cachées le confirme.

A ce propos, comme chaque mois de ramadan, les vidéos sur reprises et regardées sur YouTube donne un aperçu sur le taux de suivi des programmes du mois de ramadan. L’on remarque que les différentes caméras cachées cartonnent sur la plus grande plateforme vidéo en ligne enregistrant des millions de vues en quelques heures seulement.

Echourouk TV, Ennahar TV, Dzair News et aussi El Haddaf TV, arrivent dans le top 5 du classement des tendances YouTube en Algérie pendant les cinq premiers jours du mois sacré. Les programmes les plus suivis sont indiscutablement les caméras cachées, surclassant ainsi les vidéos sportives habituellement en tête des tendances YouTube en Algérie. Ainsi, « Reddou Balkoum (Faites Attention) » de Dzair News, arrive en tête avec son deuxième épisode. Elle piège des femmes en couple avec la complicité de leurs maris pour créer des scènes de jalousie. Elle totalise plus de 1 million 600 mille vues. La deuxième dans le classement des tendances DZ YouTube est également une caméra cachée comme la troisième, la quatrième, la cinquième et la sixième. Un épisode de « Dja Yakhdam », qui signifie « il est venu travailler », produit par Echourouk TV et classé 2ème,  totalise 1 million 400 mille vues. S’en est suivi une autre caméra cachée de Dzair News, puis celle d’Ennahar TV et en cinquième position celle d’El Haddaf TV. Les cinq vidéos totalisent plus de 5 millions de vues.

Un contenu violent contesté

Indépendamment de l’intérêt du public algérien aux caméras cachées qui demeurent en tête de l’audimat, du moins sur internet, le point commun de ces productions est qu’elles jouent sur les nerfs des invités. La quasi-totalité de ces émissions finissent par des scènes de violence, ce qui a provoqué l’indignation des spécialistes des médias. Même le ministre de la communication, Djamel Kaouane, s’est indigné du contenu des caméras cachées qui véhiculent des scènes de violence et ne respectent pas les valeurs de la société algérienne.

Face à cette situation reproduite chaque mois de ramadan créant parfois des tensions sans précédent dans la société, comme ce qui s’est passé l’année dernière avec l’écrivain Rachid Boudjedra, le téléspectateur algérien n’a pas d’alternative quant aux programmes de divertissement fortement demandés en ce mois sacré. Il va falloir beaucoup d’imagination et d’éthique pour corriger cette tendance médiatique dangereuse.

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