Wednesday, October 2020

Les éditeurs de l’ouest demandent de poursuivre l’impression suivant les exigences actuelles

Des éditeurs des journaux nationaux et régionaux paraissant à Oran ont demandé, mercredi, à poursuivre l’impression de leurs titres suivant les exigences de la situation sanitaire actuelle.

La direction de la société publique d’impression de l’ouest (SIO) avait permis, exceptionnellement, à une douzaine de quotidiens paraissant dans l’ouest du pays, sur leur demande, de réduire le nombre de pagination à 16 seulement au lieu de 24 pages, en raison du recul de la matière d’information et de la publicité, dans la conjoncture marquée par la pandémie du coronavirus, avant qu’elle ne revienne sur sa décision en invitant les journaux à reprendre le système d’impression contracté, ont-il affirmé à l’APS.

Le Président directeur général du groupe de presse « Ouest Tribune », Abdelkader Bensahnoune, a indiqué que « cette mesure exceptionnelle est appliquée en adéquation avec la situation sanitaire actuelle, et partant de ses répercussions sur le volet économique des entreprises médiatiques, à l’instar des entreprises de différents domaines ».

« Nous résistons face à cette conjoncture pour continuer d’exister sur la scène médiatique, de paraître au grand bien des lecteurs et préserver les postes d’emploi des journalistes et des travailleurs », a-t-il ajouté.

De son côté, la directrice générale du quotidien « Cap Ouest  » Hafida Benarmas, a déploré la situation dans laquelle les journaux se débattent, à l’instar de son journal, en raison de la situation économique « critique », estimant que « la poursuite du tirage à 16 pages, dans les conditions actuelles, est nécessaire, pour ne pas disparaître des étales et préserver les salaires des journalistes et des travailleurs ».

« Nous avons veiller à accompagner les efforts de l’Etat, notamment en focalisant dans nos pages sur la sensibilisation et la prévention contre la propagation de la pandémie du coronavirus », a-t-elle poursuivi, s’interrogeant à ce propos, « pourquoi ne pas permettre à nos journaux de bénéficier des mesures exceptionnelles alors que l’Etat continue à les appliquer dans les différents autres domaines ? ».

Pour le directeur général du quotidien « Echabbab Al-Djazairi » (la jeunesse algérienne), Ali Guettaf, la crise sanitaire a eu « un grand impact économique » sur son journal, surtout que les mesures de prévention, décidées par les pouvoirs publics, ont eu pour conséquence la réduction des effectifs, ce qui a conduit à la baisse du contenu informationnel, nonobstant le grand recul de la publicité.

Au sujet de la notification portant sur le retour au système de 24 pages, le P-DG de la SIO, Abdelkader Mohamed, a expliqué à ,l’APS que suspension de la mesure exceptionnelle, est dictée par les situation financière de la SIO, qui a vu son chiffre d’affaires réduit de 40%, durant ces derniersmois », soutenant que  » le recours à cette nouvelle décision est liée à une contrainte techniques concernant la programmation des rotatives, faisant savoir à ce titre, que la société imprime une quarantaine de quotidiens et la pagination à 16 exige pour un nombre de titres des mesures techniques « coûteuses ».

Le même responsable a souligné que « la réduction du nombre de pages implique la réduction de la facture du tirage, alors que son prix dans les kiosques reste le même ».

Dans une déclaration à l’APS sur cette question, le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, Amar Belhimer, a indiqué qu’ »il appartient aux éditeurs seules de définir leur proppres pagination et c’est aux lecteurs décider de qualité de la ligne éditoriale du titre »,ajoutant qu’il est attendu de tous les opérateurs publics d’être compréhensifs à l’égard de la situation financière des éditeurs induite parla pandémie du covid-19, et à reporter les délais de paiement, après la levée de toutes les mesures de prévention.

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