Sunday, July 2020

Front social : Pendant qu’Ouyahia tacle une nouvelle fois les syndicats, Bouteflika reste plus nuancé

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, contrairement au président de la République Abdelaziz Bouteflika, n’adopte pas un discours tendre avec les grévistes de différents secteurs.

En effet, Ahmed  Ouyahia  s’en est, encore une fois, pris aux syndicats autonomes notamment  qui mènent des actions de protestation depuis des jours, tandis que le président Abdelaziz Boureflika est resté plus nuancé dans son message à l’occasion du double anniversaire de la création de la Centrale syndicale et de la nationalisation des hydrocarbures, lu en son nom par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tayeb Louh.

En citant les conditions nécessaires pour la diversification économique du pays afin de «poursuivrons notre marche vers le progrès », le chef de l’Etat a rappelé qu’il n’a « jamais douté un seul instant de la disponibilité de tous pour relever ce défi ». J’encourage, a soutenu le président de la République dans son message, dans ce sens, les travailleurs à veiller à ce que la défense légitime et vigilante de leurs droits aille de pair avec l’observation effective et régulière de leurs devoirs et obligations, dans cette phase si cruciale du développement national. Ainsi, le message du président de la République, se veut un appel au calme en des mots plus tendres sans être ni dans la « menace » ni dans l’affrontement avec les syndicats dont les grèves paralysent bon nombre de secteur depuis des mois déjà.

La manière de Bouteflika d’aborder cette conjoncture de contestation sociale est complètement en contradiction avec « le style Ouyahia » qui a, pas moins qu’hier, taclé les syndicats en qualifiant ses actions de « manœuvres politiciennes sur le chemin des élections présidentielles de 2019 dont le but est d’atteindre la stabilité sociale ».

Le premier ministre par son « style provocateur »  ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu et collectionne « des attaques gratuites », à l’égard d’une frange contestatrice des travailleurs que le président lui reconnait « la défense légitime » de ses droits. Jusqu’à preuve du contraire, le Gouvernement, à sa tête le premier ministre, n’affiche pas une grande capacité d’écoute aux attentes des protestataires et refuse « indirectement » d’aller vers des négociations.

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