Wednesday, June 2019

Le FFS dénonce les atteintes aux libertés, soutient la « lutte » des médecins résidents

L’interpellation, par la police des dizaines de médecins résidents alors qu’ils observaient un mouvement de protestation, a fait réagir le FFS qui a estimé dans un communiqué que « ces  agissements de plus, ces agissements de trop, constituent un dérapage et une atteinte grave aux libertés syndicales ».

« Cette réaction est un signe que le pouvoir est en panne de toute vision, et de toute volonté de trouver des solutions négociées et consensuelles aux problèmes soulevés dans les différents secteurs », soutien encore le  FFS notant dans le même contexte que cette  manière « brutale de gérer les manifestations pacifiques porte atteinte à l’éthique, aux conventions internationales et aux droits politiques et sociaux ».

Le vieux parti de l’opposition a également dénoncé « l’instrumentalisation  par le pouvoir de la justice, la bureaucratisation de l’action syndicale et  la discrimination dans le traitement des questions sociales avec les partenaires sociaux ».  Empêcher les algériennes et les algériens de manifester pacifiquement, à Alger et ailleurs, porte, selon le parti, atteinte aux libertés. « Ces pratiques doivent désormais cesser », a-t-il insisté.

« Soucieux de la situation sociale explosive que vit le pays et de l’accroissement des atteintes aux libertés syndicales et aux droits de l’Homme ces derniers temps », le Front des Forces Socialistes rappelle qu’il  tient actuellement des rencontres de concertation avec les partenaires sociaux, syndicats et des acteurs de la société civile. A  travers ces rencontres, le parti de feu Hocine Ait Ahmed, a  réaffirmé sa solidarité et son engagement à demeurer aux côtés des forces vives de la société, à dénoncer toutes ces atteintes, en continuant à privilégier le dialogue et les solutions consensuelles aux différents problèmes sociaux que rencontrent les Algériens et les Algériennes.

Pour le FFS, « le climat de dépolitisation est propice à toutes les manœuvres et intrigues pouvant mettre en péril la cohésion nationale ». « Le peuple algérien n’est pas dupe, il ne veut pas payer le prix des décisions fondamentales qui l’engagent sans sa participation effective » a-t-il ajouté. Le communiqué signé par le premier secrétaire, Mohamed Hadj Djilani,  précise  que « notre  ligne rouge aujourd’hui, c’est l’état de droit, les libertés démocratiques, c’est la sacralité de la souveraineté et de l’unité nationale, l’indivisibilité du territoire et la préservation de l’état social en opposition à l’état libéral, conformément à la déclaration du 1er novembre 1954 ».  Pour le FFS, la volonté politique est « d’aller à la reconstruction du consensus national et populaire, seul à favoriser une véritable sortie de crise globale et politique ».

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