Saturday, September 2020

Ali Ghediri, Mouwatana, Zoubida Assoul et le discrédit du politique !

Il est des phénomènes dans la pratique politique en Algérie de nos jours. Comment peut-on rejeter un scrutin présidentiel d’un coté et de l’autre, se lancer derrière un candidat ? À moins qu’il y ait des ‘’non-dits’’ dans le discours vendu au peuple, Zoubida Assoul, puisque c’est d’elle qu’il s’agisse, doit s’expliquer sur sa position.

La présidente du parti de l’Union pour le changement et le progrès (UCP) et membre-fondatrice du mouvement Mouwatana, ne sait pas sur quel pied danser.

Ce samedi 2 février, le parti qu’elle préside a réuni son Conseil national en session extraordinaire. Décision : Soutenir le candidat indépendant, Ali Ghediri, aux élections présidentielles du 18 avril 2019. (Sic) ! Le conseil national justifie cette décision par « la concordance des visions entre l’UCP et le candidat, Ali Ghediri sur les voies et moyens pour concrétiser la rupture avec le système en place et son mode de fonctionnement ».

Paradoxale que cela puisse paraitre, le choix de l’UCP met sa première responsable dans une situation pour le moins incompréhensible.

« Concordance » sans clarté !

En effet, le 20 janvier dernier, le mouvement Mouwatana avait émis le souhait que « les candidats potentiels à la prochaine élection présidentielle, refuseront de crédibiliser, par leur présence, un scrutin dont l’issue ne fera aucun doute, à l’instar des scrutins précédents ». Il se trouve que Zoubida Assoul est l’un des membres-fondateurs de Mouwatana et porte parole de ce regroupement politique.

Quoi qu’elle essaye de « dribler » l’opinion publique, en déclarant qu’il faut faire la distinction entre ses engagements au sein de Mouwatana et son action dans l’UCP, il lui est difficile de convaincre.

À un tel niveau de la pratique politique, l’erreur est impardonnable. Les positions doivent être fermes, inchangées et surtout claires. Cette clarté, on ne la trouve pas chez l’avocate Zoubida Assoul.

Une question se pose désormais. Va-t-elle faire campagne avec  Ghediri ou essayera-t-elle de le convaincre à renoncer à sa candidature pour ne pas crédibiliser le scrutin ? Zoubida Assoul s’est mis dans une situation embarrassante.

Mouwatana : Y a-t-il un double jeu ?

Ceci pose aussi des interrogations sur la ‘’vraie’’ position de Mouwatana en prévision de ces élections. Dans les coulisses, on murmure « un soutien » au candidat Ali Ghediri, lequel avait d’ailleurs assisté à l’une des dernières réunions du mouvement avant qu’il ne déclare sa candidature.

Assoul n’est pas un cas isolé. « L’activiste » Amira Bouraoui, également membre de Mouwatana s’est déjà ralliée à Ali Ghediri, rappelle-t-on.

Enfin, à moins que ça relève aussi de l’amateurisme politique pour des visages qui se retrouvent au devant de la scène du jour au lendemain, sans en avoir à militer au sein de structures politiques démocratiques ayant marqué le multipartisme en Algérie, ce genre de position ne peut que discréditer le politique aux yeux des citoyens ordinaires.

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