Saturday, August 2019

Ali Ghediri se démarque du général Toufik et affiche sa détermination à remporter la présidentielle

Une fois de plus, Ali Ghediri affirme que l’ancien patron du DRS, le général Mohamed Mediene, dit Toufik, n’a rien à voir avec sa candidature à la présidentielle du 18 avril. Il explique que l’ex-puissant patron des « Services » ne pouvait rien lui apporter de plus.

« Lorsqu’il était à la tête de l’appareil (DRS, Ndlr), c’est eux qui l’ont utilisé pour appliquer leur politique, il a travaillé avec eux. Maintenant qu’on l’a éjecté, que peut-il m’apporter de plus ? », a déclaré, ce mardi, le général-major à la retraite, Ali Ghediri, dans un entretien à TSA.

Ghediri reconnait qu’il entretient encore des relations avec l’ancien patron du DRS, mais sans plus : « On s’appelle dans les occasions, lui comme tout un autre et ce serait de l’impolitesse si on ne le faisait pas. Nous avions des relations professionnelles avant ».

Affichant sa détermination, Ali Ghediri n’a pas le mot perte dans son dictionnaire. « Je n’envisage pas la perte, demandez à l’autre coté, peut être, c’est lui qui va perdre. Je pars victorieux car mon éducation, ma culture mon profil et ma détermination m’interdisent d’intégrer la défaite comme préalable avant d’engager le combat. Je pars pour gagner », lance-t-il. Une assurance qu’il tire dans le « soutien populaire » : « Je suis le candidat des jeunes et du peuple, je n’ai d’autre force que le peuple », ajoute Ghediri pour qui la candidature de Bouteflika est un détail sans importance.

La candidature de Abdelaziz Bouteflika « n’est pas le point de départ de ma stratégie », dit celui qui se présente aux élections « pas contre une personne, mais contre une situation pour trouver des solutions à ce pays et donner un espoir au 70% des jeunes ».

Invité à faire le bilan du règne de l’actuel chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1999, le candidat pose des questions. « Je reviens à son slogan l’Algérie de la dignité et de la fierté. Sommes-nous dans la dignité et la fierté ? », s’interroge-t-il. Sur le plan économique, il explique qu’« il n’y a aucun commentaire à faire puisqu’on est géré par la planche à billet », non sans faire remarquer que « nous ne sommes toujours pas sortis de la dépendance aux hydrocarbures ».

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