Thursday, January 2021

Après Lakhdar Brahimi, le RCD pointe du doigt la responsabilité de l’Algérie dans la fermeture des frontières avec le Maroc 

La réouverture ou non des frontières (terrestres) algéro-marocaines fermées depuis 1994 continue de susciter un vif débat des deux côtés.  En Algérie, si certaines parties se sont tout montrées « contre » cette réouverture, d’autres par contre se disent favorables. C’est le cas notamment du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD). Son président Mohcine Belabbas l’a si clairement souligné ce lundi dans un entretien à TSA estimant que « l’ouverture des frontières algéro-marocaines dépend en grande partie du gouvernement algérien ».

« Un consensus pour leur réouverture existe chez les acteurs politiques algériens de l’opposition et même chez des diplomates algériens de renommée mondiale », a-t-il en effet affirmé. Pour appuyer ses dires, le président du RCD a fait mention dans ses propos à ce qu’a été déjà dit à ce propos, particulièrement par  Halim Benatallah, ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, et tout récemment Lakhdar Brahimi. « Leurs ouvertures nécessitent évidemment des pourparlers entre les dirigeants des deux pays afin d’asseoir une coopération sur leur sécurisation contre le banditisme et les trafics qui se sont d’ailleurs amplifiés avec cette fermeture », a insisté Mohcine Belabbas qui n’est pas à sa première plaidoirie dans le même cadre.

En 2016 déjà, le président du RCD, avait indiqué qu’il « n’y a pas de lien entre la fermeture des frontières et le conflit au Sahara occidental ». Deux ans auparavant, en février 2014, il avait expliqué que « des problèmes beaucoup plus importants se sont posés entre l’Algérie et le Maroc sans que cela aboutisse à la fermeture des frontières », allusion faite, à la guerre des sables de 1963 et l’éclatement de la crise du Sahara occidental en 1975. « Ce dernier problème a provoqué une fermeture des frontières mais momentanée. Et le problème du Sahara occidental est pris en charge par les Nations-Unies », avait-il soutenu.

Tout a commencé en août 1994. Déjà l’Algérie affrontait à l’époque un terrorisme sanguinaire et la situation économique et sécuritaire particulièrement difficile. Cet état de fait n’a pas empêché le royaume marocain à lâcher son voisin et le charger d’accusations gravissimes. Ainsi après un attentat à Marrakech, le royaume rendait responsables les services de renseignements algériens et fermait ses frontières. Alger décidait alors de fermer sa longue frontière de  1 500 km avec le royaume.

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