Sunday, May 2019

Candidature d’Abdelaziz Belaïd à la présidentielle : « C’est aux militants du Front El-Moustakbel de trancher »

Abdelaziz Belaïd n’est pas encore candidat à l’élection présidentielle 2019. C’est la base militante du Front El Moustakbel qui doit trancher cette question.  « Ce n’est pas moi qui décide par rapport à cet événement important dans l’histoire politique du pays », a-t-il déclaré, ce mardi dans un entretien accordé au quotidien L’Expression.

Le président du Front El Moustakbel précise que le congrès du parti sera organisé « au plus tard au milieu du mois de septembre » prochain, et ce sera aux militants de la base, « à travers le débat », de choisir.

« Nous sommes les seuls à avoir opté pour les primaires afin de préparer le congrès de la base eu sommet. Nous voulons consacrer l’esprit démocratique au niveau du parti », se félicite Belaïd qui soutient que le candidat « peut-être un autre militant du parti » !

Lors de la présidentielle 2014, Abdelaziz Belaïd est arrivé en troisième position avec, 328 030 Voix, soit 3,06% des suffrages, derrière Ali Benflis (1 288 338 voix/12,30%) et Abdelaziz Bouteflika qui l’a remportée avec 8 531 311 des voix exprimées, soit 81,49%.

Situation économique « dramatique »

Sur la situation politique et économique du pays, Belaïd l’a qualifie de « délicate ». Il estime que « nous avons un sérieux problème qui consiste en notre dépendance depuis le recouvrement de la souveraineté nationale en 1962 des hydrocarbures ». « Un pays disposant de potentialités extraordinaires, mais reste toujours dépendant des hydrocarbures; nous sommes dans une posture dramatique, il suffit que le prix du baril du pétrole chute, c’est le chaos dans le pays », alerté le président du Front El Moustakbal qui dit miser, dans son programme, sur deux « axes » en intime relation : « L’agriculture et tout ce qui en découle de ce volet, c’est-à-dire l’industrie de l’agroalimentaire et le tourisme ».

L’agriculture au lieu de l’automobile

Pour lui, l’Algérie ne gagnera rien en développant l’industrie automobile. « Nous ne pouvons pas être compétitifs, il y a des pays qui nous ont dépassés, c’est difficile de conquérir ce marché et espérer même d’exporter le produit », a-t-il dit sur le sujet. Contrairement au secteur de l’industrie agroalimentaire où « nous pouvons conquérir le marché mondial ».

Abdelaziz Belaïd est revenu sur la création de son parti qui est intervenue « après une discussion » avec feu Abdelhamid Mehri. L’ancien secrétaire général du FLN avait eu « une réponse positive » lorsque le jeune médecin lui fera part de son intention de lancer sa propre formation politique.

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