Thursday, August 2021

Cinquième mandat, remaniement gouvernemental et crash de l’avion à Boufarik,  le grand oral d’Ahmed Ouyahia

Après s’être éclipsé de la scène ces derniers jours,  le Premier ministre Ahmed Ouyahia  a animé  une conférence de presse ce samedi matin, première du genre en tant que premier ministre depuis sa nomination il y a sept mois.

Durant prés de deux heures de temps, Ahmed Ouyahia  aura répondu à toutes les questions des journalistes ou presque. Actualité oblige, le Premier ministre a évoqué en premier lieu le crash de l’avion militaire à Boufraik mercredi dernier faisant 257 victimes. Il a dans ce sens, évoqué notamment « la communication » quant à la catastrophe. « Je pense qu’il n’est pas vrai que le peuple algérien manquait d’informations en ce qui concerne le crash », a dit le chef de l’exécutif qui s’est appuyé dans ses propos sur les communiqués du ministère de la Défense « diffusés » dés  les premiers instants de la catastrophe.

Questionné sur les propos de Djamel Ould Abbes qui a divulgué  la présence de Sahraouis dans l’avion, Ahmed Ouyahia esquive la question et a préféré de revenir sur l’interprétation faite par les médias marocains. « On n’a jamais nié la solidarité de l’Algérie avec le peuple sahraouis. L’autorité sahraouie a même publié les noms des victimes sahraouis, avec leurs fonctions » a-t-il dit.

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Interrogé sur le retard des messages de condoléances du Maroc et de la France. Ouyahia répond par une question : « Est-ce que notre rôle est de construire des relations ou de rentrer dans des crises ? ».

« L’arbitre a mis fin aux spéculations »

C’est en ces termes qu’aura répondu le Premier ministre aux questions des journalistes portant sur le dernier remaniement partiel du Gouvernement opéré par le président de la République ayant suscité maintes interrogations.   « Ce remaniement prouve que le président de la République avait senti le besoin de redresser la situation dans certains départements ministériels. Mais cela prouve également que l’arbitre a mis fin aux spéculations », a dit le premier ministre à ce propos.  Rappelant  qu’« avant cette décision, certains ont commencé à spéculer sur des départs et des arrivées », le Premier ministre a estimé que « le remaniement ministériel a donc mis fin aux rêves de certains ». Sans le citer nommément,  Ahmed Ouyahia  faisait allusion  au FLN qui voulait voir le premier ministre démis de ses fonctions.  « Ce qui se dit à propos du gouvernement est directement lié à l’élection  présidentielle de 2019 », a encore soutenu le Premier ministre qui a démenti  tout malaise entre les services du Premier ministre et la présidence de la République.  « Je vous explique quelque chose de simple : le Premier ministre est nommé par la présidence. Quand ça ne marche pas, le président a une solution très simple, il met fin aux fonctions du Premier ministre », a-t-il tranché.

Le  Premier ministre a également répondu aux questions portant sur la dernière sortie dans la Capitale du président de la République dont il était un des plus grands absents. S’agit-il d’une sortie d’adieu ou est ce qu’il demande un 5e mandat ? S’interroge un journaliste. « C’est regrettable de poser de telles questions » a tonné Ahmed Ouyahia.

Concernant une éventuelle candidature du président Bouteflika à un cinquième mandat, le SG du RND a déclaré que les membres du gouvernement comme lui ne pourront que se réjouir si décidera de briguer un nouveau mandat à la tête de l’Etat.

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