Thursday, November 2019

Dérive xénophobe d’un sénateur Touareg à l’égard des migrants subsahariens

Les propos xénophobes à l’égard des migrants subsahariens de la part de certains responsables politiques algériens n’en finissent jamais.

A ce titre, Abbas Bouamama, sénateur et notable Touareg de la wilaya d’Illizi, a répondu sur le dernier rapport d’Amnesty International, par des propos xénophobes, sans aucune nuance ni retenue. « Ces organisations ne voient pas ce qui se passe sur le terrain notamment au Sud. Leurs rapports sont loin de la réalité. Ces migrants subsahariens posent réellement des problèmes de trafic de monnaie, de trafic de drogue, de prostitution, de mendicité. Et ce n’est pas le fait de quelques personnes seulement. Ce sont des réseaux organisés », avance le notable Touareg dans une déclaration au site électronique TSA.

I Lire aussi: Migrants, les ahmadis, liberté de la presse ….le rapport accablant d’Amnesty International sur l’Algérie

Le sénateur représentant des populations du sud ne met pas en avant les milliers de migrants travaillant dans le Sud algérien depuis des décennies. Ce n’est un secret pour personne, que dans le sud algérien, il y a de véritables histoires de vivre ensemble entre les migrants des pays frontaliers de l’Algérie et des algériens qui ont choisi d’embaucher des subsahariens. Sauf que certains hommes politiques algériens, comme ce sénateur, persistent à entretenir des amalgames et omettent l’autre face de la pièce.

Il est vrai et personne ne peut le nier, que certains subsahariens sont impliqués dans des réseaux de trafic de drogue, d’armes et d’autres crimes. Mais ce genre de réseaux sont-ils une marque de fabrique des populations de ces pays ? Les subsahariens ayant choisis de prendre le risque de quitter leur pays pour rentrer en Algérie clandestinement sont-ils tous des trafiquants ? Certainement non.

Il faut que nos politiques soient plus prudents dans leur propos, puisqu’ils ne font que ternir l’image de l’Algérie à l’étranger. La question des migrants est une problématique sérieuse pour qu’elle fasse l’objet d’un tel traitement, foulant au pied les principes des droits de l’Homme.

Il appartient à l’Etat et ces élus, de trouver des solutions pour ce phénomène tout en respectant la dignité humaine de ces populations vulnérables.

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