Sunday, May 2019

FFS : « Aucune réforme ne peut venir du système »

Le Front des forces socialistes (FFS) a réagi aux mesures annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika.

Dernier parti à s’exprimer, le FFS estime qu’« aujourd’hui, aucune réforme ne peut être efficace ni efficiente, et ne peut provenir d’un système bâti sur l’absence de liberté, la répression, le dénie du droit, l’injustice, la marginalisation, la Hogra et la corruption, face à la détermination et la résistance pacifique des algériennes et des algériens ». Un rejet indirect de la feuille de route de Bouteflika.

Dans un communiqué publié ce mercredi signé par Mohand Haddadou, Premier secrétaire par intérim, le parti pointe : « la responsabilité des tenants du régime est totale pour avoir rejeté systématiquement toute les propositions démocratiques de sortie de crise et empêcher toute alternative crédible ».

« Leur responsabilité est totale par leur obstination à prolonger le mandat du chef de l’état en annulant le scrutin présidentiel par un coup de force anticonstitutionnel qui relève d’un mensonge d’état qu’aucune situation exceptionnelle ne justifie en proposant au peuple algérien un semblant de transition sous leur égide pour se recycler et gagner du temps », écrit le FFS. Dénonçant « la cécité et la surdité de ce régime qui ignore la colère du peuple », le vieux parti de l’opposition critique la proposition de conférence faite par Bouteflika.

« Cette nouvelle conférence nationale dite du « consensus » proposé par le chef de l’état n’est qu’une énième diversion destinée à nous détourner de l’essentiel et de gagner du temps pour des réaménagements à l’intérieur du système dans l’objectif de faire avorter toute tentative de changement », assène-t-il.

Plaidant pour la priorité de « libérer une dynamique politique de construction démocratique de l’état et de la société » en vu d’amorcer une véritable transition démocratique pour l’avènement de la deuxième république par l’élection d’une assemblée constituante, le FFS pense que « le changement du système est proche ». Il appelle au « maintien de la mobilisation populaire, pacifique ».

Rendant un « hommage appuyé à la mobilisation grandiose et pacifique » du peuple algérien, le FFS estime que ce dernier « ne croit plus aux solutions émanant des tenants du régime, il est convaincu que le système est finissant et que l’alternative démocratique est en marche ».

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