Friday, November 2020

Le parti de Benflis rejette le report de la présidentielle

Talaie El Hourriyet, parti de l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, rejette diplomatiquement tout report de l’élection présidentielle, proposé par Abderrezak Makri et recherché à travers l’initiative d’Amar Ghoul.

Le parti s’est dit « convaincu que la tenue d’élections libres, régulières, loyales, transparentes, aux échéances électorales prévues par la Constitution, est de nature à éviter à notre pays le risque d’instabilité et à permettre au peuple algérien d’exprimer souverainement ses choix ».

Dans un communiqué sanctionnant la réunion de son Bureau politique, Talaie El Hourriyet, a critiqué les « scénarios » qui s’élaborent à l’approche de l’échéance présidentielle pour, dit-il « tenter de sauver le régime politique en place et lui permettre de sortir de l’impasse politique actuelle, à son unique avantage ». De telles initiatives, a encore soutenu Tala El Hourriyet, « sont, en soi, une reconnaissance de la situation difficile que traverse notre pays, par des segments du pouvoir politique en place qui a toujours nié que notre pays vivait une crise profonde dont il porte l’entière responsabilité », rappelant que le pouvoir politique en place « n’a, malheureusement, jamais dénié répondre aux propositions responsables et sérieuses de partis de l’opposition et de personnalités nationales pour une sortie de crise consensuelle ».

Pour le parti de Benflis, « le dialogue ne peut être un instrument de circonstance pour assurer le pérennité du pouvoir politique en place et la perpétuation de la mainmise de forces extraconstitutionnelles sur la décision politique ». Et il n’a de sens « que s’il est engagé dans l’intérêt exclusif du peuple, au-dessus de toute autre considération, qu’il emporte l’adhésion de toutes les forces vives de la Nation et qu’il s’inscrive dans le cadre du strict respect de la Constitution et des Lois de la république ». C’est pourquoi, Talaie El Hourriyet explique qu’il « ne peut adhérer » à une quelconque démarche qui, selon lui, « risque d’aggraver la crise au lieu d’ouvrir la voie à une solution durable de la crise que vit notre pays ».

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