Friday, December 2019

Le peuple marche, le pouvoir va-t-il faire des concessions ?

Une journée historique, inédite et exceptionnelle. Ce vendredi, des centaines de milliers d’algériennes et d’algériens sont sortis dans la rue pour dire non au 5eme mandat de Bouteflika. La majorité écrasante des wilayas ont marché. Les foules dans plusieurs régions dont Alger sont encore dans la rue (17h23).

Slogans

Des slogans hostiles aux cinquièmes mandat, aux symboles du pouvoir dont Bouteflika, Ouyahia et le FLN, ont été scandés par les manifestants dans la majorité écrasante des wilayas du pays.

À Alger une marée humaine a rejoint Alger centre. Pendant plus de trois heures depuis la fin de la prière à 14h les foules affluaient par vagues de milliers de personnes prenant le chemin du boulevard 5 vers El Mouradia.

Selon nos estimations, pas moins de 200 000 personnes ont marché à Alger.

Que va faire le pouvoir ?

 C’est la grande question du moment. Après les mobilisations de la semaine dernière, le gouvernement et le staff de campagne de Bouteflika ont maintenu la candidature du président.

Ce vendredi, les manifestations populaires ont redoublé d’ampleur. Le pouvoir vas-t-il continuer dans la même direction? C’est à dire, le maintient de la candidature de Bouteflika et la date des élections.

Scénarios

C’est une situation inédite et pour l’opposition et pour le pouvoir. Le pouvoir n’a jamais fait face à une telle situation. Le président et ces proches politiquement et même la famille sont contestés par la rue. La mobilisation ne semble pas s’essouffler comme pensent certains.

Cependant le pouvoir peut toujours déposer la candidature de Bouteflika au conseil constitutionnel le dimanche prochain mais ça ne fera que renforcer la contestation. En parallèle, la présidence peut tenter s’ouvrir un dialogue avec l’opposition et les représentants de la contestation. Sauf que ces derniers n’ont pas de représentants et l’opposition, du moins une grande partie, rejettera le dialogue qu’il pourra être assimilé à une tentative de démobiliser la population.

L’autre scénario est le report de l’élection présidentielle. Pour le moment, les représentants du pouvoir n’ont montré aucune disponibilité à reporter les élections.

Il y a également une piste qui peut être possible envisageable si Bouteflika maintient ça candidature. Le retrait des autres candidats peut être un coup fatal pour cette élection.

Reste à savoir si un report avec ouverture d’un dialogue pour désamorcer cette situation est possible puisque il est de plus en plus pour les partisans de Bouteflika de faire une campagne électorale dans un climat politique insurrectionnel.

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