Sunday, January 2021

Les élections législatives et locales anticipées : Quel calendrier pour Tebboune ?

L’agenda du président Tebboune a été interrompu suite à sa maladie. Avec son retour, l’agenda politique est désormais mis en route en signant le décret relatif à la nouvelle constitution.

En, effet la nouvelle constitution entre en vigueur dans les prochains jours dès sa publication au journal officiel. Les réformes promis dans cette révision constitutionnelle impliqueront l’adaptation des textes de loi ciblée par le changement constitutionnel. Mais la loi électorale semble être une priorité afin de programmer les élections législatives et locales, selon le plan d’action du chef de l’Etat.

A ce titre, la classe politique attend la nouvelle mouture de la loi électorale et les débats ont déjà commencé. Des acteurs politiques revendiquent la suppression de la condition d’obtenir 4% des suffrages lors des dernières élections pour pouvoir confectionner des listes sans recours aux parrainages.

Initialement prévues pour le début du mois d’avril, selon plusieurs sources, les élections anticipées n’auront pas lieu à cette date. « Pour des raisons de délais, il est impossible de les programmer le mois d’avril », nous explique une source proche de la Présidence. En effet, en plus des délais de la révision de la loi électorale, le président de la république est dans l’obligation de convoquer le corps électoral trois mois avant la date du rendez-vous, selon les textes.

La loi électorale en elle-même va prendre déjà dans les meilleurs des cas un mois. Entre la première mouture qui sera élaborée par la commission Laraba, son adoption par le conseil des ministres et le débat autour en attendant qu’elle passe devant les deux chambres du parlement, l’option de tenir cette joute électorale en avril s’éloigne de plus en plus. Si Abdelmadjid Tebboune convoquera le corps électoral en février, les élections auront lieu en mois de mai et la campagne électorale risque de se dérouler, du moins en partie, le mois de Ramadhan.

Face aux contraintes liées aux délais, un élément s’invite dans l’option du report de ces élections. Le mois de ramadhan n’est pas du tout le bon timing pour n’importe qu’elle activité politique et n’est pas le moment approprié pour la mobilisation électorale.

Si la fin du mois sacré interviendra à la mi-mai, la campagne électorale et les préparatifs doivent commencer juste après dans le cas où le pouvoir souhaite boucler cet agenda politique le premier semestre 2021.

Par ailleurs, une autre piste a été évoquée récemment et rapidement contestés par le Président de l’autorité de surveillance des élections, Mohamed Charfi. Il s’agit de tenir les élections locales et législatives à la même date. Pour lui, techniquement c’est impossible puisque ça nécessite la mobilisation de plus de 9 000 juges et des moyens colossaux.

Si le pouvoir décidera de ne pas prendre en considération l’option de la tenue des deux élections à la même date, il faut prévoir un report éventuel vert le mois de septembre de l’une d’elles.

Le président Tebboune vient de reprendre les activités après plus deux mois d’absence pour cause de maladie. Il reviendra à lui de fixer l’agenda selon un calendrier déterminé à l’avance et qui prendra en considération les contraintes citées en haut. En attendant que des décisions officielles soient prises, la classe politique attend toujours de voir mieux pour se positionner.

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