Saturday, October 2020

« Les mécanismes costitutionnels nous permettent d’envisager un changement démocratique »

Le projet portant sur la révision de la Constitution, soumis ce jeudi au vote de l’Assemblée Populaire Nationale (APN) lors d’une séance plénière, se repose sur « l’amélioration et le rétablissement de la confiance entre le citoyen et l’État », indique Brahim Zitouni analyste politique.

S’exprimant, ce matin, à l’émission L’invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, celui-ci, estime que pour réaliser cela, il faut instaurer les fondements d’un État démocratique et moderne qui servira le citoyen. Un État où la vie politique, dit-il, est régie par les principes de transparence et de régularité tout en séparant l’argent de la politique et luttant contre la corruption.

L’invité prévient qu’il ne peut pas y avoir de constitution ou d’Etat de droit sans une lutte contre la corruption. « C’est inenvisageable », précise t-il, en ajoutant que «ceux qui choisissent une carrière politique ne doivent plus faire d’affaire. Ils ont à choisir soit ils font des affaires soit ils font de la politique. Il y a pas d’autre solution pour eux».

Evoquant les amendements proposés dans ce projet de la révision de la Constitution, M. Brahim Zitoun, souligne qu’ils vont définitivement « acter la rupture pour le changement dans tout les domaines, politique, sociale et économique ».

Selon lui, la première rupture qui a été réalisé, c’est un rapport sociale à l’Etat qui est issu de la maturation de a société civile, notamment chez les jeunes. « C’est cette maturation qui a réalisé la rupture. La constitution n’est que la conscription juridique de cette rupture en cour », explique t-il.

D’autre part , l’analyste politique, indique que désormais « un parti de l’opposition peut maintenant arriver au pouvoir après un vote démocratique. Les urnes peuvent permettre le changement à la tête de l’Etat. C’est des ruptures essentielles », estime t-il.

L’autre aspect que l’invité a donné comme exemple, c’est l’ouverture réelle à l’opposition. « Si par exemple la majorité parlementaire opposée à la majorité présidentielle venait d’arriver au pouvoir, il y aurait une cohabitation qui serait immédiatement acté », argument t-il. « Donc nous avons des mécanismes constitutionnels, qui aujourd’hui, permettent d’envisager de rupture dans un cadre démocratique, c’est çà dire pacifique », conclut t-il.

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