Sunday, October 2020

Les parlementaires du FFS démissionnent de l’APN

C’est le premier parti de l’opposition qui décide de retirer ses parlementaires de l’APN. Dans un communiqué rendu public ce mercredi, le FFS annonce « le retrait de ses parlementaires des institutions du régime, illégitimes et impopulaires, pour lutter au côté du peuple sur le terrain ».

Contacté par notre rédaction, un membre de la direction nationale du Front des Forces socialistes explique qu’il s’agit d’une démission collective des parlementaires du FFS de l’assemblée populaire nationale. « Le FFS décide du retrait de ses parlementaires des institutions du régime, illégitimes et impopulaires, pour lutter au côté du peuple sur le terrain », écrit le parti dans un communiqué qui tire à boulet rouge sur le pouvoir.

Pour le FFS, qui salue au passage la mobilisation populaire pacifique, « Les tenants du régime portent seuls la responsabilité d’une éventuelle tentation de diversion, de manipulation et de gestion violente de la résistance citoyenne pacifique exprimée dans la rue par le peuple algérien dans la solidarité et la communion ».

Pour ce qui est de l’offre politique de Bouteflika concernant la conférence de consensus, le FFS précise : « Pour éviter tout amalgame, le FFS rappelle que son projet, consolidé par les résultats du dialogue engagé depuis quatre ans avec les différents acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition et les débats citoyens, est le seul à même de répondre aux aspirations légitimes de la population de vivre dans une Algérie libre et démocratique. Ce projet vise à changer radicalement le système avec l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante et l’instauration de la 2ème république, revendications appuyées largement par la population lors de ses manifestations exprimant ainsi le consensus nationale et populaire recherché autour de ce projet ».

Il considère qu’ « une constitution qui n’est pas l’émanation de la force du consensus ne sera jamais le résultat d’un consensus par la force », en réponse à la proposition de Bouteflika d’amender la constitution.

Par ailleurs, le FFS rappelle « le rôle et les missions constitutionnelles de l’institution militaire qui consistent à préserver l’unité du peuple algérien, la préservation de l’intégrité territoriale et la sécurité nationale ».

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