Tuesday, April 2021

L’essentiel de ce qu’a dit Tebboune dans son entretien télévisé

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a accordé un entretien télévisé ce vendredi à des médias nationaux ou il est revenu sur les questions d’actualité.

Il a abordé notamment les questions liées à l’agenda politique, la situation économique ainsi que la crise sanitaire.

Agenda politique

Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’agenda politique décliné au début de son mandat est maintenu et sera réalisé dans les délais fixés. « Le projet de la nouvelle constitution est prêt. Il sera imprimé la semaine prochaine et envoyé à la presse nationale, les partis politiques ainsi que les différents acteurs politiques et sociaux », a-t-il insisté. Il a également rappelé qu’une commission est à pied d’œuvre pour l’élaboration de la nouvelle loi électorale. C’est dans ce sens que le président promet de nouvelles institutions avant la fin de l’année comme prévu. Pour rappel, le président avait promis d’organiser des élections législatives et locales avant la fin de l’année 2020.

A ce propos, le chef de l’Etat semble maintenir le même agenda malgré la crise sanitaire en cours.

Situation financière

Selon l’orateur la situation économique du pays provoquée par la chute des prix du pétrole et le coronavirus n’est pas terrible. « Elle est certainement très difficile mais pas terrible. La crise sera terrible quand elle durera plus d’une année », estime-t-il. Il s’appuie sur l’avis des experts concernant le retour du prix du pétrole à 40 voire 45 dollars le baril d’ici le mois de juillet.

Concernant les réserves de change, le président récuse les thèses de la fin de cette manne financière vers 2021. « Certains analystes estiment que les réserves de change actuelles suffiront uniquement pour 9 mois d’importation. C’était vrai lorsque la rationalisation des dépenses n’était pas au rendez-vous », a-t-il déclaré en déplorant le politique d’importation au détriment des capacités nationales de production. Il a rappelé les interdictions d’importation des produits agricoles et alimentaires en plein saison de récolte en Algérie. Pour lui, 30% des montants d’importations allaient dans les comptes des importateurs exerçants la surfacturation. « Nous avons éradiqué ce phénomène de surfacturation, ce qui nous permettra d’économiser 30% de nos devises », a-t-il révélé. Tebboune a également dénoncé la surévaluation financière des projets réalisés annonçant le contrôle strict des coûts pour réduire les dépenses de l’Etat. A ce propos, il a martelé son engagement de maintenir les projets de logement en assurant la maîtrise des coûts et évitant les surcoûts.

Sur le même registre relatif aux finances du pays, il a écarté le recours au FMI et à l’endettement extérieur en affirmant que des pays ont affiché leur volonté d’aider financièrement l’Algérie. « Nous leur avons dit que nous vous contacterons une fois nous en aurons besoin », a-t-il détaillé pour rassurer quant à la situation financière du pays.

Sucre et l’huile

Tebboune n’a pas manqué de rappeler son engagement de relancer la production agricole nationale surtout celle qui participe à l’industrie agroalimentaire.

« Nous allons produire la matière première en Algérie. Nous allons mettre en place notamment la culture du Soja et de la betterave au Sud pour la production du sucre et de l’huile. Les essais sont concluants », a-t-il promis.

Pour lui, la facture réelle des importations des produits alimentaires doit se stabiliser à 9 milliards de dollars. Il considère que le reste est possible de le produire localement à court terme.

« La crise sanitaire a libéré les initiatives. Des respirateurs sont désormais produits en Algérie. Les tests du covid-19 vont être produits la semaine prochaine à Bouira. C’est la preuve que nous avons des capacités de production nationale ignorées jusque-là », a précisé le chef de l’Etat.

Le président a également abordé d’autres pistes économiques en cours pour relancer la machine économique.

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