Monday, October 2020

Mahrez Lamari préconise la création d’un Conseil national de la société civile

‘ancien président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple du Sahara occidental (CNASPS), Mahrez Lamari, a préconisé la création d’un Conseil national de la société civile, représentant « toutes ses composantes et tendances » et devant contribuer, en tant que « rassemblement citoyen », à l’édification de l’Algérie nouvelle.

Dans une contribution, dont l’APS détient une copie, M. Lamari, également ex-secrétaire général du Mouvement panafricain de la jeunesse, a souligné que l’Algérie, qui traverse une « nouvelle phase décisive » de son évolution historique, politique, économique, sociale et culturelle, « a plus que jamais besoin de la contribution de tous ses fils et filles pour continuer de se construire dans la quiétude, la paix, la concorde et la stabilité ».

Il a souligné, dans ce sens, la nécessité pour la société civile de contribuer à « la sensibilisation et la mobilisation des citoyens », en vue de leur adhésion à la réalisation des différents projets de développement.

Mettant en exergue l' »impératif de changer de visions et de méthodes » et faire émerger de « nouveaux types de relations sociales », M. Lamari a préconisé d’instituer « un mécanisme permettant au mouvement citoyen et à la société civile de participer activement à la gestion de la situation: prévention, gestion et règlement ».

Afin que le mécanisme (le Conseil national de la société civile) puisse devenir opérationnel, « il doit d’abord impliquer la participation citoyenne et politique sans exclusive. Une véritable pédagogie doit être établie et mise en œuvre pour que l’esprit d’entente ainsi que la participation consciente et complémentaire puissent prendre la place de l’esprit de méfiance et de déchirement », a-t-il expliqué.

M.Lamari a estimé, dans ce cadre, que la « contribution et participation consciente » de la société civile exige de veiller au « respect du pluralisme du mouvement associatif, de l’autonomie des associations », pour faire du Conseil national de la société civile un « espace démocratique idoine » pour débattre des questions nationales.

Sur un plan pratique, il a recommandé de « s’entendre et de rédiger une plateforme d’actions communes pour ensuite aller vers un protocole établi entre le Conseil national de la société civile algérienne, le Conseil national économique et social, le Conseil supérieur de la jeunesse et le Conseil national des droits de l’Homme ».

« L’appui multiforme » de l’Etat permettra à cet espace d’être un « interlocuteur privilégié avec les pouvoirs publics, en tant que rassembleur des ONG et du mouvement associatif, et contribuera aussi à leur épanouissement et à leur participation effective à la vie socio-économique du pays », a-t-il ajouté.

Au niveau international, le Conseil permettra « d’unifier et de renforcer l’action de tout le mouvement associatif sans exclusion, à travers l’adoption d’une stratégie qui assurera une présence forte de notre société civile sur la scène internationale non gouvernementale dans le prolongement et la complémentarité et les acquis réalisés par l’action diplomatique nationale et la politique de notre pays ».

Pour la réalisation de ces objectifs, M. Lamari a considéré « nécessaire d’encourager la dynamique initiée par l’Etat dans ce cadre et de participer activement aux consultations menées avec le mouvement associatif, les ONG, les personnalités et les acteurs de la société civile ».

Input your search keywords and press Enter.