Sunday, May 2019

Marchandage du soutien à Bouteflika en 1999, Benbaibèche réplique à Ouyahia

Tahar Benbaibèche sort de son long silence pour répondre au RND. Ancien secrétaire général de ce parti (1998-1999), il se défend d’avoir « négocié » pour le RND et ses intérêts, le soutien au candidat à l’élection présidentielle de 1999, Abdelaziz Bouteflika.

« Je suis fier d’avoir négocié pour l’avenir du parti, ses intérêts et ses militants », a déclaré ce lundi 23 juillet Benbaibèche, au site TSA Arabi, actuellement président du part El Fadjr. Ajoutant qu’il a « refusé de soutenir le candidat d’un parti concurrent à la présidentielle 1999 et qui n’est autre que le FLN, sans conditions préalables ».

Les précisions de Tahar Benbaibèche ne sont pas destinées à Djamel Ould Abbès, SG du FLN qui a parlé la semaine dernière de « marchandage » des acteurs politiques de l’époque en contrepartie du soutien à la candidature de Bouteflika pour son premier mandat, autant qu’elles le sont à Ahmed Ouyahia, patron du RND.

« Ils ont pris des postes »

« Ceux qui ont pris des postes après les élections de 1999, c’est eux qui ont marchandé leur soutien et non pas moi », a-t-il asséné dans une mise au point, on ne peut plus claire au dernier communiqué du parti du Premier ministre, dont il a été rappelé que la position personnelle de l’ex-Secrétaire général à cette époque-là, a mené la direction du Rassemblement à retirer sa confiance à M. Tahar Ben Baibèche et à élire M. Ahmed Ouyahia comme Secrétaire général du parti et à soutenir le moudjahid Abdelaziz Bouteflika sans réserves ni conditions depuis 1999».

A cette allégeance affichée, Benbaibèche s’interroge d’ailleurs « de quel projet peut se prévaloir un parti s’il soutient sans aucune condition ? ». Et d’assumer ses « positions », assurant que si c’était à refaire il le refera.

Des ordres d’en haut !

L’ancien SG du RND se targuant d’avoir représenté dignement le parti lorsqu’il le dirigeait, dit « avoir refusé d’obtempérer à des ordres venant d’en haut » pour soutenir le candidat Bouteflika. Ce qu’a accepté donc la nouvelle direction avec Ahmed Ouyahia. Il va même jusqu’à raconter quelques extrait de ses pourparlers avec Bouteflika. « Je lui ai dit que je suis responsable de 40% de la représentation politique du pays, que mon parti a 156 député et 80 sénateurs, 1100 P/APC et 8 mille élus locaux et qu’il n’est pas question de soutenir le candidat d’un autre parti sans négociation », se rappelle-t-il, ajoutant qu’il y avait plusieurs rencontres où « étaient présents Ouyahia, Bensalah, Bouzeghoub, Malki, Mohamed Chérif Abbès… » .

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