Wednesday, June 2019

Mohamed Benmeradi aurait été évincé du ministère du Commerce pour ses positions,selon le RCD

Le remaniement partiel du Gouvernement opéré mercredi dernier, par le Président de la République qui n’aura finalement concerné que quatre ministres continue de susciter les réactions de la classe politique.

Pour le RCD, la nomination de Saïd Djellab ministre du Commerce en remplacement de Mohamed Benmeradi, s’explique par le fait que ce dernier ait plaidé, alors ministre, à  la reconsidération de la valeur du dinar et pour moins de licences d’importations. C’est « une symptomatique de l’impasse politique dans laquelle est plongé ce gouvernement pour conduire une politique de redressement », selon le RCD qui dresse encore une fois un tableau noir de la situation sociale, économique et politique du pays.

«  Au plan de la situation générale du pays, les orientations antiéconomiques et les mesures antisociales de la Loi de finances 2018 ont produit leurs effets négatifs plutôt que prévu par l’ensemble des acteurs économiques », écrit le RCD dans un communiqué sanctionnant une réunion de son secrétariat national, tenue jeudi 05 du mois courant à Alger.   En ce sens, souligne-t-on dans le même document, l’indigence et les inconséquences de la gouvernance économique, voire de la gouvernance tout court, ne pouvaient être que le  catalyseur des aspects nocifs du recours à la planche à billets. « N’en déplaise à Ouyahia, dans ce domaine, l’analogie n’est pas les Etats Unis ou le Japon mais bien plus le Venezuela ou le Nigéria », insiste le RCD.

La protestation ne peut être résolue par « le conjoncturel »

Le RCD a par ailleurs évoqué les mouvements de grève qui caractérisent certains secteurs ces derniers mois estimant que les pouvoirs publics ont failli dans leur résolution. « Les problèmes que posent les grèves dans l’enseignement, dans la fonction publique, dans la santé ou dans les universités ne peuvent être résolues durablement par des réaménagements conjoncturels de programmes pédagogiques ou des aménagements du service civil pour les médecins », note en effet le RCD. « Ces contestations posent avant tout un problème d’allocation des ressources, du respect des libertés syndicales et publiques et de  transparence dans la gestion », lit-on dans le communiqué parvenu à notre rédaction.  Á ce sujet le RCD a relevé « de grandes dérives » rappelant que le décret exécutif du 05 mars 2018, publié dans le journal officiel numéro 15 du 07 mars « résume à lui seul les incohérences, l’irresponsabilité et les fuites en avant du gouvernement ». « Alors que l’équilibre budgétaire défendu dans la loi de finance était prévu dans trois ans, ce texte le renvoi à cinq ans », note encore le RCD.

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