Thursday, May 2021

Mouloud Hamrouche ne sera pas candidat à la présidentielle

Mouloud Hamrouche ne croit plus aux élections qui « ne donnent aucune légitimité de pouvoir » en Algérie. L’ancien chef de gouvernement sous Chadli laisse ainsi entendre qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle du 18 avril.

« Les échéances électorales et politiques ont été vidées de leur substance et ont perdu leur impacte depuis longtemps », a déclaré, ce mardi 22 janvier Mouloud Hamrouche dans un entretien accordé au quotidien El Khabar.

Ces mêmes élections qui « n’ont plus d’intérêt », dit-il, « n’accordent aucune légitimité, ne consacrent aucun programme et ne donnent aucun pouvoir aux élus (…) y compris le président de la République ». Le constat est sans appel et semble clair, net et précis, en ce qui concerne ses intentions. Le journaliste, relançant l’ancien chef de gouvernement « Pourquoi n’allez vous pas à la recherche des voix des électeurs en 2019 pour apporter des réformes ? », il répliquera : « Vous m’avez déjà posé une question sur les présidentielles et je vous ai répondu ».

« Les élections n’accordent pas de légitimité »

Pour Mouloud Hamrouche, « le problème en Algérie c’est que pouvoir qui ne gouverne pas » car « les mécanismes du système tel qu’il est ne le permettent pas ». Il ajoute : « Si quelque part le pouvoir donne l’impression de diriger, il n’est soumis à aucun contrôle et aucun de ses acteurs n’assume la responsabilité ».

L’ancien chef de gouvernement, évitant de désigner les personnes responsables de l’échec et de cette situation, estime que « l’échec est celui des partis du pouvoir et ceux de l’opposition en même temps ». « On reproche à l’opposition de n’avoir aucun programme ni de capacité à le concrétiser lorsqu’elle en a un, alors que le gouvernement lui-même n’a pas de programme dans ce pays », assène-t-il.

« L’échec est partagé entre le pouvoir et l’opposition »

Rappelant son appel au président Abdelaziz Bouteflika, au chef d’état-major Ahmed Gaid Salah et au général Mohamed Mediene, dit Toufik alors patron du DRS, en 2014, Hamrouche explique que l’objectif de son interpellation « n’était pas une période de transition, mais la préparation de conditions pour que l’Algérie entre emprunte un nouveau processus ».

Si en 2014, le contexte était « difficile » car on essayait de sauver le système d’une dislocation, fera remarquer Mouloud Hamrouche, « désormais l’on est devant une situation dangereuse qui concerne la dislocation de l’Etat et ses fondamentaux », met-il en garde.

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