Monday, May 2021

Octobre 88 : les accusations de Khaled Nezzar

Khaled Nezzar, l’ancien ministre de la Défense nationale remet une couche en ce qui concerne la période sombre du début des années 90. Pour ce « janvieriste », il n’y a pas de doute que le pouvoir de l’époque avait poussé aux évènements d’octobre 1988. Il en dira plus dans son livre « Mémoires du général Khaled Nezzar: Ma carrière militaire ».

«Oui, je le dis aujourd’hui et vous allez le lire dans mon prochain livre, le pouvoir politique avait une responsabilité(dans les événements d’Octobre 1988) », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée lundi 23 avril à l’hôtel El Aurassi à Alger. Défendant le rôle de l’armée, il expliquera que « les militaires étaient appelés à y faire face ». Il accuse les responsables politiques de l’époque, notamment le président Chadli d’avoir failli à leur mission. Ce sont leurs « mauvais choix pris depuis l’indépendance » qui ont conduit les jeunes à sortir dans la rue.

« J’assume »

Ces nouvelles révélations pourraient faire réagir des acteurs de cette période de l’histoire de l’Algérie. En effet, l’ancien général à qui l’on prête un rôle très important pour ce qui a suivi, notamment l’arrêt du processus électoral en janvier 1992, dit avoir « assumé (ses) responsabilités ». L’ancien membre du HCE rejette l’idée que l’Armée faisait tout, mais explique : « Nous avons été mêlés à la politique malgré nous », précisant que cette institution avait « ses voix au sein du Comité central du FLN ».

Agé de 81 ans, l’homme fait toujours polémique. A une année de la présidentielle 2019 dont la machine pour un 5e mandat de Bouteflika semble avoir été mise en marche, le nom de Nezzar est cité comme l’un des « conspirateurs » avec l’ex-patron du DRS, Mohamed Mediene, pour proposer un autre candidat.

Présidentielle 2019 : « Je suis angoissé, mais j’ai quitté la politique »

« Faux ! », dément l’ancien ministre de la Défense qui dit avoir quitté à jamais la politique de son propre gré en 1994. « Je n’ai aucune envie d’y replonger. La politique c’était une séquence de ma carrière que j’ai choisi de circonscrire », a soutenu Khaled Nezzar qui, interrogé sur l’avenir, se dit pourtant « angoissé et inquiet, comme tous les Algériens ».

Rappelons que le site mondafrique a publié dernièrement une information sur « une initiative » menée par le général Toufik avec le général Khaled Nezzar, le général Mohamed Touati et le richissime homme d’affaires Issad Rebrab, pour soutenir la candidature de l’actuel premier ministre, Ahmed Ouyahia, à la présidentielle 2019.

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