Tuesday, December 2018

Ould Abbès à Makri : « Laissez l’armée en dehors de la politique »

Le secrétaire général du FLN a appelé, ce mardi 17 juillet, à laisser l’armée en dehors du débat politique. « Laissez l’armée se concentrer sur ses missions de préservation de l’unité et de la stabilité du pays », a déclaré Djamel Ould Abbès, lors d’un point de presse en marge d’une réunion qu’il a tenue avec les élus locaux et responsables de kasmas d’Alger.

Pour lui, « l’armée ne s’occupe pas de la politique » car sa place « est aux frontières ». Et d’ajouter que « nous nous ne sommes pas dans une république bananière », dans des propos qui sonnent comme une réponse claire au président du MSP. Abderrezak Makri a appelé, le 14 juillet dernier  l’institution militaire « à être partie prenante du règlement de la crise actuelle » et ce en accompagnant « une période de transition ».

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Sur ce toujours, Ould Abbès a estimé que « l’Algérie vit en démocratie et n’a pas besoins d’une quelconque transition démocratique ». « N’a-t-on pas un Conseil de la nation ? N’a-t-on pas une APN avec 464 députés élus par le peuple ? N’a-t-on pas des APW dans les 48 wilayas et des APC dans les 1541 communes ? », s’est-il demandé avant de répondre « C’est celle-ci la démocratie ».

Mouwatana : « un non évènement » !

Le SG du FLN a répondu aussi aux acteurs de l’initiative Mouwatana. Après un long sourire, le moins que l’on puisse dire moqueur, Ould Abbès a estimé que la majorité de ce groupe « court après une médiatisation », s’interrogeant « pour quelles raisons » demandent-ils à Bouterflika de ne pas se présenter candidat à un 5e mandat ?

« D’abord il y avait les 19, puis les 19 – 4 et maintenant les 14. Ça n’a aucune importance », a-t-il lancé, qualifiant de « non événement » cette initiative.

Présidentielle : « le sénario de 2004 ne se répétera pas »

Sur l’élection présidentielle, le SG du FLN a insisté l’importance des rencontres au niveau des mouhafadhas, dont l’objectif est de « renforcer la base et réorganiser le parti sur le plan interne », afin que le FLN aborde l’échéance de 2019 « en rangs unis ». Pour Ould Abbès, « le scénario de 2004 ne se répètera pas ».

Répondant à ses adversaires, il défendra son bilan, rappelant qu’il avait hérité d’une situation difficile au niveau de plusieurs mouhafadhas et kasmas et qu’il a « réglé ». Quant aux changements opérés à la composante du Bureau politique (BP), Ould Abbès expliquera qu’« ils ont été validés par le président du parti, président de la République, Abdelaziz Bouteflika ».

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