Ould Abbès et Ouyhaia mettent la pression sur Bouhadja et l’appelle à démissionner  

Les SG du FLN et du RND ont déclaré hier qu’ils souhaitent voir le président de l’APN, Said Bouhadja, démissionner dans le calme et sans faire trop de bruit. Ainsi, les patrons des deux partis de la majorité s’allient pour accentuer la pression sur le troisième homme de l’état afin qu’il jette l’éponge.

Pour la première fois, Ahmed Ouyahia se prononce sur la crise de l’APN lors d’une conférence de presse animé hier au siège de son parti. Il a affirmé que les 100 députés de son parti ont signé la motion de retrait de confiance au président de l’Assemblée, ce qui signifie pour le premier ministre « un désaveu de ceux qu’ils l’ont élu ». D’ailleurs,  il dévoile sa position qui n’est autre que « le départ de Bouhadja ». Le chef de l’exécutif et patron du RND, deuxième force politique à l’APN est conscient que « le retrait de confiance au président de l’Assemblée et la demande de sa démission n’étaient pas prévues dans la loi », néanmoins il estime que « si ses collègues députés qui l’ont élu à la tête de l’instance, se trouvent en désaccord avec lui, ceci est un fait »

Ould Abbès monte au créneau

Pointé du doigt par le président de l’APN qui refuse de démissionner sous pression des députés, Ould Abbes a également réitérer « fraternellement » son souhait de voir Bouhadja démissionner.

Animant une conférence de presse à Bechar, après une rencontre avec les militants et sympathisants de son parti, Le SG du FLN n’a pas manqué d’appeler le président de l’APN de jeter l’éponge. « Nous conseillons au président de l’APN de démissionner de son poste pour dénouer la crise qui secoue cette institution, sachant que 351 députés membre de cette assemblée (sur 462) ont signé une pétition de retrait de confiance au président de l’APN », a-t-il dit.

Ainsi, les deux chefs de fille de la majorité font cause commune pour destituer le président de l’APN malgré sa résistance. Ce dernier, accuse Ouyahia et Ould Abbès de comploter contre lui pour « des intérêts politiques ».

Sauf démission de Bouhadja, la crise de l’APN entre dans sa deuxième semaines sans livrer les véritables cause de cet acharnement surprenant contre le président de l’assemblée.

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