Présidentielles 2019 : Le FFS dénonce une « alternance clanique » en cours  

Le premier secrétaire national du FFS a dénoncé, ce samedi 11 août, « l’alternance clanique » qui se prépare au sommet du pouvoir, à l’approche de l’élection présidentielle, avec les derniers changements apportés à la tête de plusieurs institutions et corps de sécurité, suite à l’éclatement de l’affaire des 701 kg de cocaïne saisies au port d’Oran.

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« Sous prétexte de la lutte contre la corruption, les tenants du régime ouvrent la voie à une alternance clanique », a déclaré Mohamed Hadj Djilani, à Draa El Mizan (Sud de Tizi-Ouzou) où il a animé un meeting populaire dans le cadre de la commémoration du 62e anniversaire du Congrès de la Soummam. Il ajoute qu’au FFS, « nous savons depuis longtemps que la corruption dans notre pays a toujours évolué avec l’évolution du système politique et socio-économique antidémocratique depuis l’indépendance ».

Djilani regrette que 56 ans après l’indépendance du pays, « le peuple algérien est confronté à une multitude de crises, crise politique, crise économique, crise morale », fustigeant le régime en place qui, selon lui, « s’entête à ne pas changer sa politique en persistant dans son illusion à évoluer dans les institutions en place et en ignorant l’existence de la crise ».

Au moment où en bas de l’échelle, c’est-à-dire dans la société, il y a un consensus pour le changement, « au sommet, il y a un consensus pour le statu quo », soutient le premier secrétaire national du FFS, relevant une rude bataille entre clans du pouvoir, menée à l’approche de l’élection présidentielle ».

« Convaincu qu’aucun consensus national ne peut aboutir sans un consensus populaire », le FFS dit avoir choisi son camp « dans la société, aux côtés de la population ». « C’est notre camp naturel, c’est le camp naturel du FFS », a martelé Mohamed hadj Djilani.

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