Saturday, December 2018

Rencontre Ould Abbès-Makri : les trois « réserves » du FLN

Le secrétaire général du FLN a reçu, ce mardi 123 juillet, ai siège du parti à Hydra, le président du MSP et sa délégation, dans le cadre des consultations que le parti islamiste mène pour son initiative de consensus national.

Après des travaux à huis clos qui ont duré près de deux heures, Djamel Ould Abbès lors d’un point de presse commun avec Makri, a qualifié les échanges de « positifs ». Cependant, a-t-il ajouté, « le FLN a exprimé franchement des réserves » sur l’initiative. Lesquelles se résument en trois questions. Le mot transition démocratique, le rôle de l’armée et le soutien à Bouteflika.

Sur la première question, le SG du FLN précise qu’elle est « rejetée ». « Nous avons travaillé ensemble durant plusieurs années de 1995 à 2013 et s’il y a quelques insuffisances, nous les assumons tous », a-t-il rappelé à son hôte du MSP, dans une allusion à l’époque où le MSP partageait le pouvoir le FLN et le RND.

Pas question de transition

Concernant l’armée que Makri appelle à « accompagner le processus de transition », Ould Abbès s’est montré catégorique. « Nous avons franchement dit à nos frères du MSP que les missions de l’armée sont définies par la Constitution », ajoutant à cet effet que « si l’on veut arriver à un consensus, il faudra éviter certaines expressions ».

Quant au soutien à la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat, Ould Abbès lèvera le doute expliquant qu’« il n’y a pas de tergiversations », puisque le parti l’a déclaré «  17 mars dernier, au nom des 700 000 militants ». Pour le reste, le FLN s’est montré très ouvert pour trouver « un consensus sur le plan économique ».

Le MSP prêt à faire des concessions

De son coté, Abderrezak Makri a aussi qualifié la rencontre de « positive », affichant la disponibilité de son parti à faire des concessions et « à mettre de coté ses ambitions pour l’intérêt suprême du pays » rien que pour réussir cette initiative. S’agissant des réserves du FLN, Makri insistera qu’« il s’agit de consensus national, non pas de transition démocratique ». Pour le rôle de l’institution militaire, le président du MSP n’a pas été clair, maquillant sa réplique. « Nous avons expliqué que toutes les forces doivent participer à cette initiative de consensus dans le respect de la Constitution », a-t-il martelé.

Les noms évités

Mais, pas question de soutenir la candidature de Bouteflika au MSP. Son président trouve « logique et normal » que le FLN que préside l’actuel chef de l’Etat, « soutienne cette candidature ». Cependant, « les autres formations politiques ne sont pas obligées d’avoir comme candidat Abdelaziz Bouteflika », a tranché Abderrezak Makri, avec un large sourire.

C’est pourquoi, a-t-il ajouté, « nous avons laissé de coté les noms et les personnes ». le FLN et le MSP ont convenu enfin « de laisser les canaux du dialogue ouverts » pour la suite de la démarche.

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