Tuesday, December 2018

Report de la présidentielle : « anticonstitutionnelle » et reflète « la panique des décideurs », selon le FFS

Le Front des forces socialistes (FFS), s’est exprimé ce samedi, 8 décembre, sur la proposition d’Abderrezak Makri, chef du MSP à propos du report de l’élection présidentielle 2019, la qualifiant d’anticonstitutionnelle.

Abderrazak Makri : « Prolonger sans réformes politiques sérieuses est pire qu’un 5e mandat »

« La panique qui s’est emparée des décideurs est visible à la prolifération des propositions anticonstitutionnelles qui vont suivre », a déclaré Ali Laskri, coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, dans une allocution prononcée à l’ouverture d’une journée consacrée à la situation des droits de l’homme en Algérie, organisée au siège national du parti.

Indirectement, Laskri doute de la paternité du chef du parti islamiste de la proposition qui suscite un large débat. Makri a appelé au report de l’élection présidentielle d’une année au maximum, le temps de concrétiser le consensus national. Pour le FFS donc, cette option ne peut qu’être l’œuvre de certains « décideurs » qu’il ne désigne pas.

L’homme fort du FFS, critiquant le système en place, dira que ce dernier « autant par la longévité de sa gouvernance à coups d’états répétés et de fraudes électorales, que par ses options internationales et ses menées hostiles à la montée universelles des droits de la personne humaine, se trouve aux antipodes des valeurs et des idéaux de la révolution ».

« S’obstinant à refuser tout processus de sortie de crise et de réhabilitation du politique, le régime continue d’user des méthodes expéditives de répression et de fermeture des champs d’expression et d’organisation », a dénoncé Laskri.

2018 : « l’année de la répression et de l’atteinte aux droits et libertés » 

Pour sa part, le premier secrétaire national du parti, Mohamed Hadj Djilani, a tracé un tableau noir de la situation des droits de l’homme en Algérie. « Le FFS considère que l’année 2018 est l’année de la répression et des atteintes aux droits et libertés », a-t-il déclaré. Cette situation « désastreuse » est « étroitement liée au système politique qui refuse le dialogue et le consensus comme solution à la crise », ajoute-t-il.

« La crise qui ronge notre pays est avant tout une crise politique, et qu’on ne peut parler de promotion des droits de l’homme sans la démocratie, cette dernière est la garante de l’état de droit et des libertés et de la séparation des pouvoirs permettant à la justice de jouer sans rôle dans la protection des droits de l’Homme et non un appareil de répression des droits et des libertés », soutient Hadj-Djilani.

« Le consensus d’abord, la présidentielle après », le scénario fou de Makri et Ghoul  

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