Thursday, July 2021

Salah Goudjil refuse de lâcher la présidence du Sénat

La situation à la tête du Conseil de la nation est loin d’être stable. Au moment où plusieurs sénateurs ambitionnent de postuler au poste de deuxième homme de l’Etat, l’actuel président par intérim Salah Goudjil bloque le processus.

En effet, la fin de mission de Bensalah à la tête de la présidence de l’Etat par intérim suite à l’arrivée de Tebboune au palais d’El Mouradia, a été suivi par une démission de la présidence du Sénat, un poste qu’occupe Goudjil par intérim depuis l’application l’article 102 de la constitution qui a conduit à la destitution de Bouteflika.

Abdelkader Bensalah a quitté le poste de président du Sénat et a laissé derrière lui un flou concernant sa succession. Ainsi, plusieurs candidatures ont été dévoilé pour mettre fin à l’intérim qui dure. L’une des candidatures qui fait parler d’elle est celle du sénateur FLN, Abdelwahab Benzaïm. Ce dernier conteste le blocage qu’il y a au niveau du sénat concernant la succession du président démissionnaire.

Plusieurs sénateurs se sont insurgés en appelant à l’intervention du chef de l’Etat pour débloquer cette situation.

Illégalité

Juridiquement et selon le règlement intérieur du sénat, une élection d’un nouveau président doit intervenir juste après la vacance de ce poste sensible. Du moment que Bensalah a démissionné, la présidence de la chambre haute du parlement et de facto vacante. Une situation qui implique, selon le texte régissant le fonctionnement du Conseil de la nation, l’élection d’un nouveau président dans un délai de deux jours. Or que Bensalah a démissionné le 29 décembre, soit presque 30 jours, et le processus d’élection d’un nouveau président n’est même pas encore enclenché.

Selon le sénateur Abdelwahab Nenzaim, « le prolongement du mandat de Salah Goudjil est illégal ». Certains sénateurs contestataires évoquent « une manouvre de la part du chef de cabinet Aïssa Bouragba », pour maintenir la situation en l’état.

Contacté par nos confrères de Liberté, Salah Goudjil n’avance aucun argument juridique mais s’accroche à son poste.

Il s’agit d’une situation inédite au sein de la chambre haute du parlement qui risque de bloquer cette institution. La non application des textes semble « habitude» difficilement déracinable face aux ambitions des uns et des autres. Et pourtant le discours officiel du pouvoir vent la rupture avec les anciennes pratiques…

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