Tuesday, October 2020

Thiago Silva, la fin d’une ère à Paris

L’avènement d’une nouvelle ère: le PSG a décidé d’acter le départ de Thiago Silva, capitaine emblématique de la décennie 2010, des débuts du projet qatari, et des échecs à répétition en Ligue des champions. En attendant celui d’Edinson Cavani, l’autre idole du Parc des Princes ?

S’il a pour l’instant échoué dans la quête du graal européen, « O Monstro » restera considéré comme le « meilleur défenseur de l’histoire » du club parisien. Plus qu’un lot de consolation pour l’inoxydable stoppeur brésilien (35 ans)… vainqueur de plus de 20 titres en huit saisons en France !

Jusqu’au bout, Thiago Silva espérait pourtant voir son contrat expirant le 30 juin prochain être prolongé. Au moins jusqu’en 2022, année du Mondial au Qatar. Le dernier grand objectif de sa longue carrière.

« Pour nous, ce serait génial de continuer au PSG (…). C’est ici que les enfants ont grandi, c’est à Paris qu’on aimerait poursuivre nos carrières », avait même plaidé son épouse dans Le Parisien, mi-mai.

Mais le directeur sportif parisien Leonardo, l’architecte de son transfert en grande pompe en provenance de l’AC Milan en 2012, a décidé de tourner la page pour lancer la phase 2 du projet qatari. Pour des raisons sportives et financières.

Avec des pertes estimées à plus de 200 M EUR par le club à cause de la crise sanitaire, la nécessaire réduction d’une masse salariale dépassant les 300 M EUR s’impose alors que le capitaine brésilien jouit d’un salaire XXL.

Marquinhos, successeur programmé

AFP/Archives / FRANCK FIFE
Le défenseur du PSG Marquinhos sortant du bus du club parisien avant la rencontre de Ligue des champions contre le Borussia Dortmund, au Parc des Princes à Paris, le 11 mars 2020.
De la « remontada » du FC Barcelone en 2017 à l’improbable « come-back » de Manchester United en 2019, Thiago Silva symbolise surtout, à son corps défendant, les successives éliminations sans gloire en C1 qui ont plombé les débuts du projet QSI.

Pour le remplacer, Paris a déjà trouvé son successeur idéal en interne: Marquinhos.

Dans la force de l’âge, charismatique, et exemplaire sur et en dehors des terrains, le Brésilien (26 ans) est censé incarner dans les années à venir un PSG moins « bling-bling », plus humble et travailleur.

Premier joueur latino-américain à rentrer en France à trois semaines de la reprise de l’entraînement, le vice-capitaine s’est déjà dit prêt à hériter du brassard et du statut de patron de la défense parisienne.

« Si, à un moment, je dois être capitaine, je vais essayer de le faire de la meilleure manière possible », avait-il confié dans un entretien à l’AFP, fin novembre dernier, saluant l’apport de son mentor Thiago Silva dans son apprentissage du haut niveau.

« Être le meilleur défenseur du monde, cela veut dire beaucoup. C’est un objectif personnel, qui peut aussi aider à atteindre les objectifs de l’équipe », avait-il encore ajouté avant de prolonger son contrat jusqu’en juin 2024.

Entre Presnel Kimpembe, Thilo Kehrer, Abdou Diallo et le jeune espoir Tanguy Kouassi (18 ans), en passe de signer son premier contrat pro, Paris n’est pas obligé de renforcer l’axe de sa défense par un recrutement onéreux. A moins d’une opportunité à moindre prix cet été…

Cavani, le prochain à partir ?

Edinson Cavani, Thomas Meunier et Layvin Kurzawa, également en fin de contrat au 30 juin, vont-ils connaître le même sort que Thiago Silva ?

Si la logique se poursuit, l’Uruguayen (33 ans), auréolé du statut de meilleur buteur de l’histoire du PSG (200 buts), risque aussi de voir son aventure parisienne, débutée en 2013, prendre fin plus tôt qu’espérée.

Ce scénario ne satisfait par les supporters. Dans un « live » samedi sur les réseaux sociaux avec le Youtubeur pro-PSG Sabri ParisienOuRien, Nicolas Anelka a exhorté le club de la capitale à conserver le « Matador » du Parc des Princes.

« Laisser partir Cavani serait une très grosse erreur (…). Ça reste un N.9 comme il n’y en a plus. Il a beaucoup de déchet, mais il fait des appels de fou et il marque. Il va te servir quoi qu’il arrive », a confié l’ancien attaquant du PSG (1996-1997, 2000-2002).

« À Paris, tu as besoin de concurrence. C’est un super attaquant que tu risques de céder à un concurrent vu qu’il partira forcément dans un grand club. Et quand il jouera contre le PSG, il va marquer à coup sûr. Et c’est là qu’ils vont avoir de grands regrets », a conclu Anelka.

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