Sunday, November 2019

À fin de relancer son projet, le FFS propose une plateforme de consensus

Le Front des forces socialistes ( FFS ), tient à son projet de reconstruction du consensus national. À quelques mois de l’élection présidentielle de 2019, le parti revient pour s’adresser aux partenaires qu’il avait consultés pour la mise en place d’une plateforme.

« A présent, le FFS est en mesure, comme il s’y est engagé, de partager avec les acteurs concernés, dans un cadre approprié et en temps utile, les résultats de ses échanges, notamment les grands axes politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux pouvant constituer la base d’une plateforme de consensus national », écrit ce mercredi 30 mai, l’instance présidentielle du FFS dans un communiqué.

La mise en œuvre de cette plateforme, ajoute le FFS « n’exclut pas la compétition entre les partis politiques ». Cet appel est justifié, selon le plus vieux parti de l’opposition en Algérie, après qu’il ait constaté l’évolution « la position de la classe politique dans son ensemble d’une façon positive en prônant un dialogue inclusif et consensuel pour faire face aux difficultés grandissantes auxquelles est confronté le pays ».

Lancé à l’occasion de son cinquième congrès de 2013, l’initiative de reconstruction du consensus national, a rencontré des obstacles de la part classe politique surtout avec la proposition d’une conférence de consensus national qui n’a pas eu lieu à cause du refus des poids lourd de la scène nationale de participer.

Pourtant, cinq ans après, le FFS ne veut pas faire machine arrière face à ces obstacles. Bien au contraire, il se contente de voir le côté positif, se réjouissant ainsi « de la convergence des analyses de nos partenaires qui considèrent comme nous que le consensus est la solution », écrit l’IP.

Le FFS estime qu’il partage la même analyse quant  aux « problèmes multidimensionnels qui requièrent une approche globale », sur « les difficultés touchant toutes les catégories de la population et toutes les régions du pays » et enfin du fait que « les différends économiques et sociaux ont pour cause première l’orientation politique du système ».

Pour le parti cher à feu Hocine Aït Ahmed, aujourd’hui plus que jamais, l’Algérie est à un tournant de son développement historique. Avant ou après la prochaine élection présidentielle, estime le FFS, « seul le rassemblement des énergies que le projet de reconstruction d’un consensus national et populaire vise à promouvoir, permettra d’affronter victorieusement les enjeux et les défis de ce nouveau siècle ».

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