Wednesday, October 2020

Accord d’association Algérie/UE : Le PT veut le divorce   

Le Parti des travailleurs (PT), réclame le retrait de l’Algérie de l’accord d’association avec l’Union européenne (UE), entrée en vigueur 2005. C’est le seul moyen pour revenir à l’équilibre financier et dépasser la crise qui affecte le pays depuis la chute des prix du baril en 2015, estime le parti.

Dans une allocation prononcée par la secrétaire générale du parti Mm. Louiza Hanoune a appelé à l’ouverture des travaux du bureau politique du PT, clairement au retrait définitif ou d’au moins momentané de l’Algérie de l’accord d’association avec l’EU. Pour elle, cet accord n’arrange pas d’une manière claire les intérêts de la partie algérienne et n’encourage guère de développement de la production.

 « Les responsables de l’UE se permettent d’afficher publiquement leur opposition aux mesures protectionnistes prises par l’Algérie pour faire face au déséquilibre qui affecte sa balance des payements. Ils l’ont fait savoir clairement à la partie algérienne lors des travaux commentant la 11e session du Conseil d’association entre Algérie et l’UE tenue le 14 mai dernier à Bruxelles en Belgique », s’indigne-t-elle avant d’ajouter : « Ces mêmes responsables justifient leur position par la baisse de l’activité des entreprises de leurs pays à cause de ces mesures ».

Pour lui Hanoune il est étonnant que les Européens demandent la levée de toutes les mesures protectionnistes prises par l’Algérie. Le plus étonnant pour  elle est la réponse de l’Algérie à ces demandes.  « La partie algérienne a jugé recevables et raisonnables les remarques faites les responsables de l’UE. C’est une perte de souveraineté de se comporter de cette façon avec des étrangers », a-t-il affirmé. Elle ajoute : « L’EU exige de l’Algérie de la consulter avant des mesures protectionniste de son économie ».

Il y a une seule solution à cette situation, estime la patronne du PT. « La solution est que l’Algérie se retire définitivement ou d’au moins momentanément de cet accord du moment que les clauses de ce dernier le permettent », plaide-t-elle.

Analysant la politique extérieure de l’Algérie, la secrétaire générale du Parti des travailleurs observe un changement de ton et d’attitude. « Notre politique extérieure résiste moins aux pressions internationales. Un processus qui a commencé en 2015 », déplore-t-elle.

Abordant le front interne, Hanoune appelle le gouvernement à reprendre le contrôle du commerce extérieur et à ouvrir des espaces commerciaux publics pour lutter contre la spéculation et les hausses injustifiées des prix des produis de larges consommation notamment en ce mois de Ramadhan. « Il faut revenir aux anciennes méthodes pour définir les marges et éviter ces hausses », recommande-t-elle.

Toujours sur les questions économiques, Hanoune salue la décision du président de la République de retirer du projet de loi de finance complémentaire pour l’année 2018 la disposition qui permet aux étrangers d’avoir des concessions agricoles en Algérie. En revanche, elle charge ceux qui ont décidé d’augmenter les taxes et les impôts dans ce même texte.

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