Affaire de la cocaïne saisie et limogeage de Hamel : le RCD parle d’un « règlement de comptes dans le sérail »

Le limogeage du Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, par le Président de la république, Abdelaziz Bouteflika, est « spectaculaire », commente le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

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Le parti a rendu public, ce samedi 30 juin, un communiqué, estimant que dans le cadre de l’affaire des 701 kg de cocaïne saisies au port d’Oran le 29 mai dernier, « des institutions régaliennes ou névralgiques font l’objet de pressions qui les livrent à des arbitrages relevant d’intérêts privés ».

Dans ces intérêts, ajoute le RCD, « il y a ceux qui communiquent à minima, ceux qui font de la rétention d’information et ceux qui tentent d’orienter directement et d’influencer les conclusions de la justice ».

Intérêts

« Une fois de plus, l’opinion est désemparée et ne retient de ce nouveau feuilleton qu’un règlement de comptes dans le sérail pour livrer le pays à un clan ou à un autre, y compris par la violence, à la veille du plus important rendez-vous électoral constitutionnel du pays », assène encore le RCD pour qui, le renvoie du général Hamel est un signal, non pas le premier de ce qu’il qualifie d’« intenable politique de statuquo infligée au pays par un système politique qui a mué en sectes concurrentes, otages de leurs propres agissements ».

Selon l’analyse du RCD sur la sur la situation politique, « des affrontements prennent le pas à plusieurs niveaux de la décision, sur la responsabilité et le patriotisme dans la conduite et la gestion des affaires de l’Etat » et « témoignent du naufrage d’une gestion dictée par le secret et le népotisme ».

Lever les interdictions sur l’activité publique

Cependant, le parti reste « convaincu » que les idéaux patriotiques animent toujours l’écrasante majorité du peuple et qu’« il n’est pas trop tard pour réunir les conditions d’une sortie pacifique de crise. Il appelle ainsi le pouvoir à « la levée des interdictions et contraintes sur les activités publiques des associations et partis politiques, des mesures d’apaisement sur le front social et une volonté affichée de transparence dans la gouvernance économique et judiciaire avant d’envisager la mise en place d’élections régulières et transparentes ».

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