Sunday, October 2019

Cinq morts dans un attentat contre le QG du G5 Sahel au Mali

Le quartier général de la force antiterroriste du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, a été frappé vendredi par un attentat qui a fait trois morts, outre deux de ses auteurs, dont un kamikaze à bord d’une voiture piégée.

Le bilan de l’attaque s’élève à deux militaires de la force du G5 Sahel ainsi qu’un civil tués, selon une source au sein de cette force et le gouverneur de Mopti, chef-lieu de la région, le général Sidi Alassane Touré, qui a évoqué une « confusion » à la morgue.

« Nous avons arrêté quatre suspects », a déclaré le gouverneur cité par l’agence AFP, ajoutant que les opérations de ratissage se poursuivraient jusqu’à l’aube.

Les assaillants étaient au nombre de six et parlaient en bambara et en peul, a affirmé dans la soirée une source au sein de la force du G5, faisant état de trois blessés dans les rangs de celle-ci: un militaire malien et deux nigériens.

Il s’agit de la première attaque contre ce quartier général de la force conjointe du G5 Sahel (organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad) lancée en 2017 pour lutter contre le terrorisme.

Elle intervient à trois jours d’une rencontre à Nouakchott, en marge du sommet de l’Union africaine dans la capitale mauritanienne, entre le président français Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel.

Dans un rapport sur la force conjointe publié en mai, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a visité le quartier général de Sévaré, il y a un mois, soulignait les vulnérabilités de plusieurs sites de cette force au Mali, mentionnant la nécessité d’un « renforcement de son quartier général à Sévaré ».

« Les conditions précaires dans ces sites et aux alentours représentent une lourde menace pour la sécurité, et retardent le déploiement du reste des contingents », selon le rapport.

La France qui conduit au Sahel l’opération Barkhane a condamné « ce lâche attentat », dans une déclaration sur Twitter de sa ministre des Armées, Florence Parly. « Solidarité avec nos partenaires africains avec qui nous poursuivrons sans relâche la lutte contre le terrorisme », a-t-elle dit.

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