Démission de Bouhadja : La reculade du ministre des relations avec le parlement  

Le ministre des relations avec le parlement, Mahdjoub Bedda, a indiqué, jeudi à Alger, que son département avait pour mission la coordination de l’action entre le gouvernement et les deux chambres du Parlement afin de concrétiser la stabilité des institutions, et que le Gouvernement poursuit « de près » l’évolution de la situation à l’Assemblée populaire nationale (APN).

Lire aussi: Bouhadja, président de l’APN : « la présidence n’est pas derrière ce mouvement illégitime  contre ma personne »

Une déclaration pour le moins surprenante d’un des personnages qui ont été en première ligne de la fronde contre le président de l’APN, Said Bouhadja, le poussant à la porte. Visiblement la résistance de président de l’assemblée n’a pas été bien calculée par ses détracteurs qu’ils pensaient, semble-t-il, pouvoir le déloger du palais de Zighoud Youcef en quelques heures.

Comme pour marquer une reculade inattendue par rapport à son « parti pris » favorable à la destitution du 3ème homme de l’Etat de son poste, Mahdjoub Bedda, revoit sa copie et se place à la même équidistance entre les chefs des groupes parlementaires de la majorité et le président de l’APN.  « La coordination de l’action entre les deux instances exécutives et législatives dans le cadre des lois de la République et de la Constitution, en vue de concrétiser la stabilité des institutions », a-t-il déclaré à la presse à propos de la guerre qui oppose le président de l’APN aux députés de la majorité. Déclarant que la question de retrait de confiance au président de l’APN, M. Said Bouhadja, « revient aux députés », M. Bedda a ajouté que le Gouvernement « suit de près la situation, d’autant que le Parlement, qui représente le pouvoir législatif, est son partenaire ».

Concernant l’éventualité du report de l’examen, au Parement, du projet de loi de Finances 2019 (PLF 2019), en raison du gel des activités de l’APN, le ministre a qualifié cette question de « précoce », ajoutant « nous nous sommes qu’en début d’octobre ».

Lire aussi: Gel des activités de l’APN jusqu’à la démission de son président

Pour rappel, les présidents des cinq groupes parlementaires, représentant la majorité au sein de l’APN, à savoir, le parti du Front de Libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement populaire algérien (MPA), Tajamoue Amel El Djazair (TAJ), ainsi que des indépendants, avaient remis récemment une motion au président de l’APN, comprenant « le retrait de confiance au président de l’Assemblée et la demande de sa démission avec le gel de toutes les activités des structures de l’APN, jusqu’à satisfaction de leur revendication ».

Input your search keywords and press Enter.