Wednesday, April 2021

Derrais défie le ministère des Moudjahidine : « le public verra le film Ben M’hidi »

Bachir Derrais, réalisateur du film « Ben M’hidi », ne compte pas reculer devant l’interdiction qui lui a été notifiée par le ministère des Moudjahidine pour la sortie de son œuvre cinématographique.

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« Je ne vais pas sacrifier cinq ans de travail quitte à aller devant la justice », a défié le réalisateur. Dans une déclaration à la chaine Ennahar TV, Derrais rassure et promet au public algérien qu’il « verra le film ».

Exprimant son « choc » lorsqu’il a reçu le courrier du ministère lui notifiant des réserves sur le scénario, le réalisateur du film sur le colonel Larbi Ben M’hidi, pendu dans sa prison en mars 1957 sous les ordres du général Paul Aussaresses, se défend : « Ça nous a demandé 5 ans de travail où nous avons recueillis des témoignages, effectué des recherche et eu des archives inédits. C’est un film conforme à 200 % avec l’histoire. Plusieurs historiens indépendants qui l’ont visionné ont affirmé  qu’il est conforme aux faits historiques ».

« Oui, il y avait des différends entre les leaders de la Révolution »

Pour les réserves du ministère qui lui reproche d’avoir reproduit les différends entre les leaders de la Révolution et de n’avoir pas intégré assez de scène de guerre, il réplique : « Il y avait des différends et tout le monde les connait, notamment entre Abane Ramdane et Ben Bella, entre Ben M’hidi et Ben Bella et entre les congressistes de la Soummam et la délégation (FLN) de l’extérieur. Pour la violence, moi j’ai fais un film politique car Ben M’hidi est un politique ».

Pour la suite de cette affaire, Bachir Derrais ajoute qu’il va recourir à l’avis d’« avocats et de spécialistes en droit qui étudieront les closes du contrat », rappelant que le ministère des Moudjahidine « n’a contribué qu’avec 29% » du film.

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