Thursday, December 2019

Les signataires de l’appel contre un 5e mandat de Bouteflika lancent l’espace Mouwatana  

L’appel de plusieurs personnalités nationales, lancé le 26 mai dernier, au président Abdelaziz Bouteflika afin qu’il renonce à un cinquième mandat, n’était qu’une première étape d’une démarche qui veut s’inscrire dans durée. Les initiateurs ont annoncé, ce dimanche 10 juin, la mise en place de concertation dénommé « Citoyenneté- Démocratie » (Mouwatana).

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« A la suite d’une sollicitation de très nombreux citoyens, les signataires ont décidé d’organiser leurs efforts en mettant en place un espace de concertation et d’initiatives pratiques, dénommé « Citoyenneté- Démocratie » (MOUWATANA) dont l’objectif final est de contribuer au véritable changement dont a besoin le pays », écrivent-ils dans un communiqué ayant sanctionné une réunion tenue le 06 Juin siège de Jil Jadid.

Objectif principal de cet espace : « rassembler le maximum d’Algériens pour faire hâter le départ de ce régime et de préparer les véritables conditions d’une transition pacifique ». Pour eux, le départ « réclamé » du président Abdelaziz Bouteflika « ne signifie pas à lui seul un changement de système de gouvernance » car, estiment-ils, « l’Algérie a besoin de réformes politiques et institutionnelles de grande ampleur ».

« De nouveaux rapports de force » après 2019

Seul donc « un mouvement trans-partisan, soutenu par une grande partie de la population » peut mener cette tache, de l’avis des fondateurs de Mouwatana pour qui « les élections présidentielles de 2019, bien que cruciales, ne peuvent être qu’une étape » et une épreuve à l’issue de laquelle « de nouveaux rapports de force s’établiront » et « pèseront sur l’avenir du pays ».

Une « Instance de coordination » dont la composition est susceptible d’être élargie, a été installée et dont maître Zoubida Assoul, présidente de l’UCP est désignée porte-parole. Cette instance a, entre autres, pour objectifs d’ « élaborer un programme commun pour les réformes politiques, y compris la préparation d’un projet de Constitution-modèle », « d’établir un plan de sortie de crise avec un échéancier » et « de prendre de nouvelles initiatives en vue de maintenir la pression contre le 5ème mandat ».

Dans leur première lettre ouverte, ces personnalités dont l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, l’écrivain Yasmina Khadra, le sociologue Nacer Djabi, l’ancien ministre Ali Benouari et le président de Jil Jadid Djilali Sofiane, avaient pour rappel, estimé qu’« un autre mandat (de Bouteflika) serait un calvaire pour vous et pour le pays ».

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