Sunday, September 2021

Présidentielle 2019 : le MSP refuse-t-il l’idée d’un candidat unique de l’opposition ?

Le président de la commission de préparation du septième congrès du mouvement pour la société et la paix (MSP), Boubakeur Gueddouda, a tenue aujourd’hui une conférence de presse ou il a répondu aux propos d’Aboudjerra Soltani accusant son rival Abderrazak Makri d’ingérence dans les travaux de cette commission.

Pour M. Gueddouda, qui est également président du conseil consultatif, « il ne pourra pas y avoir d’ingérence dans le travail de cette commission de part son mécanisme de fonctionnement. Le président du MSP, Abderrazak Makri, n’a même pas les prérogatives pour le faire ». D’après l’ex-président du MSP, Makri influence les travaux de cette commission, chose que M. Gueddouda réfute catégoriquement. Pour lui, la démocratie au sein du MSP est consacrée et la liberté d’expression est sacrée.

Intervenant à la fin de la conférence de presse, Makri a rappelé qu’il exerce ses fonctions en tant que président du MSP conformément à son mandat et rien d’autre. Il a répété ce qui a été auparavant dit par le président de la commission en affirmant que la campagne pour briguer un nouveau mandat à la tête du MSP n’a pas encore commencé. « Nous n’avons pas encore lancé la campagne et aucun candidat ne s’est présenté pour le moment », a déclaré M. Gueddouda.

 Présidentielles de 2019 

Au cours de cette conférence de presse, la question des élections présidentielles de 2019 a été évoquée par les journalistes afin d’avoir la position du parti qui siégeait à la « défunte CLTD », l’ex-regroupement de l’opposition. En effet, plusieurs ex-membres de ce regroupement ont affichés leur volonté de présenter un candidat unique pour l’opposition. Ce n’est apparemment pas le cas pour le MSP.

En effet, le président de la commission de préparation du congrès a déclaré que son parti « ne prendra pas part aux élections présidentielles afin de servir les autres ». Une déclaration qui a surpris les observateurs, de part l’attachement de ce parti à l’unité de l’opposition et le travail en commun. De son coté, Makri a déclaré que la prochaine élection présidentielle de son parti « est une étape pour pousser vers un consensus national ».

Il est désormais clair que le MSP est contre la proposition faite par certains acteurs concernant la candidature unique de l’opposition pour 2019. Il en ressort que le MSP est face à deux options. La première est de foncer avec un candidat propre au parti, ou du moins à la mouvance islamiste, et la deuxième est de boycotter cette joute électorale. L’avenir nous le dira

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