Saturday, November 2018

Tizi Ouzou : Un premier incendie a déjà ravagé un réfectoire d’un lycée à Aït Yahia Moussa

En cette période de chaleur, les craintes des citoyens des dangers des feux de forêts se font de plus en plus exprimées. à Aït Yahia Moussa, commune située à une trentaine de kilomètres au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, l’absence d’une unité de protection civile, inquiète sérieusement les habitants. Ces derniers réclament en urgence son installation, promise il y a une année.

Un incendie, un avertissement !

Cette revendication a été réitérée ce jeudi 5 juillet à la suite d’un incendie qui a ravagé complètement le réfectoire du Lycée du chef lieu de la commune. « Causé par un fil électrique qui s’est détaché et a pris feu sur un véhicule stationné à l’entrée du réfectoire », selon des sources locales, l’incendie qui s’est déclenché vers 5h du matin, s’est vite propagé pour détruire tout ce qui se trouvait dans la salle.

Les dégâts matériels « sont importants », estime Hassane Kaci, élu à l’APC. Les travaux de réhabilitation pourraient nécessiter « un milliard de centimes », ajoute-t-il avec regrets.

L’arrivée tardive des éléments de la Protection civile de Draa El Mizan, n’a pas pu sauver le meuble. Raison pour laquelle les citoyens ont réclamé des autorités que « soit installée  une unité de pompiers au plus vite ».

Le spectre de l’incendie de 2017

Si l’incendie d’aujourd’hui n’a pas fait de victimes les habitants d’Ait Yahia Moussa ont en mémoire l’incendie ravageur de juillet 20 17 qui a duré pendant 2 jours, avait fait une victime et détruit 800 hectares d’espace vert, en plus des pertes en arbres fruitiers et animaux.

Le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui, s’était  déplacé à Ait Yahia Moussa, dans la Daira de Draâ El Mizan, et avait insisté sur la nécessité de doter la commune d’une unité de protection civile. Un an après, rien n’a été fait et les promesses semblent prisonnières des tiroirs.

Des promesses non tenues

D’après Hassane Kaci, il y a eu dernièrement une réunion entre les élus et le chef de Daïra où la décision d’ériger un poste avancé de l’unité de Draa El Mizan, sur le territoire de la commune, a été prise. Hélas, dénonce notre interlocuteur, « l’acte ne suit pas la parole », relevant  » un manque de volonté  » chez les pouvoirs publics de réaliser ce projet. Pour lui, il y a urgence d’agir avant que d’autres drames n’arrivent.

Krim devrait se retourner dans sa tombe…

Ironie du sort, cette revendication coïncide avec le 56e anniversaire de la fête d’indépendance. Une indépendance dont le signataire des Accords d’Evian n’est autre que Krim Belkacem, enfant d’Ait Yahia Moussa. Est ce en abandonnant leurs habitants que l’Algérie rend hommage aux régions de ses héros ? ….

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